‹ ThéâtreChapitre 25 sur 314 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Les Précédents, MARION.

MARION

Quel est ce bruit.''

Apercevant Didier sous le réverbère.

Didier !

Au.x combattants.

Arrêtez !

Les combattants continuent.

A la garde !

SAVERNY

Qu'est-ce que cette femme ?

DIDIER, se détournant.

Ah ! Dieu !

BOUCHAVANNES , accourant, à Saverny.

Tout est perdu!

Le cri de cette femme au loin s'est entendu. J'ai des archers de nuit vu briller les rapières.

Entrent les archers avec des torches.

BRICHANTEAU, à Saverny.

Fais le mort, ou tu l'es!

SAVERNY, se laissant tomber.

Ah!

Bas à Brichanteau, qui se penche sur lui.

Les maudites pierres !

Didier, qui croit l'avoir tué, s'arrête.

De par le roi !

LE CAPITAINE QUARTENIER

BRICHANTEAU, aux gentilshommes.

Sauvons le marquis ! Il est mort S'il est pris !

Les gentilshommes entourent Saverny.

LE CAPITAINE QUARTENIER

Arrêtez! messieurs! — Pardieu, c'est fort! Venir se battre en duel sous la propre lanterne De redit !

A Didi;r.

Rendez-vous !

Les archers saisissent et désarment Didier, qui est resté seul. — Montrant Savernv couché à terre et entouré des gentilshommes.

Et cet autre à l'œil terne, Qu'est-il .'' Son nom ?

BRICllANTEAU.

Gaspard, marquis de Saverny.

11 est mort.

LE CAPITAINE QUARTENIER

Mort.'' Alors son procès est fini.

Il fait bien. Cette mort vaut encor mieux que l'autre.

MARION, effrayée.

Que dit-il .''

LE CAPITAINE QUARTENIER, à Didier.

Maintenant, cette affaire est la vôtre.

Venez, monsieur.

Les archers emmènent Didier d'un coté. Les gentilshommes emportent Saverny de l'autre.

DIDIER, à Marion, immobile de terreur.

Adieu, Marie, oubliez-moi!

Adieu!

Ils sortent.

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