‹ ThéâtreChapitre 279 sur 314 · ACTE IL — LE COUPLE · texte numérisé non relu

ACTE IL — LE COUPLE

DON ALPHONSE

Bien. — Tu frapperas des deux mains.

RUSTIGHELLO.

Monseigneur le duc, pourquoi ne le faites-vous pas arrêter tout simplement et pendre par jugement du fiscal.''

DON ALPHONSE

Il est sujet de Venise, et ce serait déclarer la guerre à la république. Non. Un coup de poignard vient on ne sait d'où, et ne compromet personne. L'empoisonnement vaudrait mieux encore, mais l'empoisonnement est manqué.

RUSTIGHELLO.

Alors, voulez-vous, monseigneur, que j'aille chercher quatre sbires pour le dépêcher sans que vous ayez la peine de vous en mêler.''

DON ALPHONSE

Mon cher, le seigneur Machiavel m'a dit souvent que, dans ces cas-là, le mieux était que les princes fissent leurs aifaires eux-mêmes.

RUSTIGHELLO.

Monseigneur, j'entends venir quelqu'un.

DON ALPHONSE

Rangeons-nous le long de ce mur.

Ils se cachent dans l'ombre, sous le balcon. — Parait Maffio en habit de fête, qui arrive en fredonnant, et va frapper à la porte de Gennaro.

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