‹ ThéâtreChapitre 301 sur 314 · LE MANUSCRIT DE LUCRECE BOKGIA · texte numérisé non relu

LE MANUSCRIT DE LUCRECE BOKGIA

ne comprends rien moi-même. La fatalité qui est en moi, uue je sens à toute heure et qui me pousse, tenez, je crois qu'elle vient de vous, madame. Eh bien, écoutez. Ce chancelant édifice de ma destinée que vous avez construit pour vos desseins dans les ténèbres, sur quelle tête s'écroulera-t-il, je l'ignore Mais prenez garde. Il y a en moi un pressentiment qui me dit qu'il s'écroulera sur la vôtre !

Il la repousse, elle tombe anéantie sur le fauteuil. Au moment où il va sortir elle se relève et va h lui.

DONA LUCREZIA

Voici la seconde prière que j'avais à vous faire, Gennaro. Prenez cette fiole et portez-la toujours sur vous. Dans des temps comme ceux où nous vivons, le poison est de tous les repas. Vous surtout, vous êtes exposé.

GENNARO, prenant la liolc.

Merci, madame.

DONA LUCREZIA

Adieu, à jamais adieu, mon Gennaro.

Il sort. Elle tombe sur le fauteuil.

SCENE VII. DoNA LuCREZIA, presque évanouie sur le fauteuil; GeNNARO, dans

l'escalier; JeppO, MaFFIO, OlOFERNO, AscanIO, ApOSTOLO, dehors.

VOIX AU DEHORS

Par ici, Maffio! dépêche-toi. Les lampes sont déjà allumées chez la princesse Negroni.

GENNARO

C'est 11 voix de Jcppo.

Qui passe là.'

Hé! voilà Gennaro!

Es-tu des nôtres, Gennaro?

Il regarde par la fenêtre.

VOIX AU DEHORS

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