L.\FFEMAS
Çà, tout n'est pas fini.
Est-il sûr que c'est là Gaspard de Saverny ?
MARION
Oui!
LAFFEMAS
C'est ce qu'il convient d'éclaircir à cette heure.
MARION, lui montrant le marquis de Nangis qui tient toujours Saverny embrassé.
Regardez ce vieillard qui sourit et qui pleure.
LAFFEMAS
Est-ce bien là Gaspard de Saverny.''
MARION
Comment Pouvez-vous en douter à cet embrassement .^
LE MARQTIS DE KAXGIS, se détournant.
Si c'est lui! mon Gaspard! mon fils! mon sang! mon âme!
A Marion.
N'a-t-il pas demandé si c'était lui, madame.''
LAFFEM.\S, au marquis de Nangis.
Ainsi vous aiïrmez que c'est votre neveu Gaspard de Saverny.''
thÉÂire. — II. 6
IMPIUJUniE !ldTIU5ALC.
LE MARQUIS DE NANGIS, avec force.
Oui!
LAFFEMAS
D'après cet aveu,
A Saverny.
De par le roi, marquis Gaspard, je vous arrête. — Votre épée.
Etonnement et consternation dans l'assistance. LE MARQUIS DE NANGIS.
O mon fils !
M.\RION
Ciel!
DIDIER
Encore une tête!
Au fait, il en faut deux. Au cardinal romain C'est le moins qu'il revienne, une dans chaque main!
LE MARQUIS DE NANGIS
De quel droit.''...
LAFFEMAS
Demandez compte à son éminence.
Tous survivants au duel tombent sous l'ordonnance.
A Saverny.
Donnez-moi votre épée.
DIDIER, regardant Saverny.
Insensé !
SAVERNY, tirant son cpcc et la présentant à Laffemas.
La voici.
LE MARQUIS DE NANGIS, l'arrêtant.
Un instant! Devant moi nul n'est seigneur ici. Seul j'ai dans ce château justice basse et haute; Notre sire le roi n'y serait que mon hôte.
A Saverny.
Ne remettez qu'à moi votre épée.
Saverny lui remet son épée et le serre dans ses br.is.