ACTE III. — LA COMÉDIE
LAFFEMAS
En honneur.
C'est un droit féodal fort déchu, monseigneur. Alonsieur le cardinal pourra m'en faire un blâme. Mais moi qui ne veux pas vous affliger. . .
DIDIER
Infâme !
LAFFEMAS, s'inclinant devant le marquis.
J'y souscris. En revanche, à présent, pour raison, Prêtez-moi vo:re garde airec votre prison.
LE MARQUIS DE NANGIS, à ses gardes.
Vos pères ont été vassaux de mes ancêtres. Je vous défends à tous de faire un pas!
LAFFEMAS, d'un: voix tonnante.
Mes maîtres !
Ecoutez! — Je suis juge au secret tribunal, Lieutenant-criminel du seigneur cardinal.
Qu'on les mène tous deux en prison. Il importe Que quatre d'entre vous veillent à chaque porte. Vous en répondez tous. Or vous seriez hardis De ne pas m'obéirj car si, lorsque je dis A l'un de vous qu'il aille, exécute et se taise, Il hésite, alors c'est — que sa tête lui pèse.
Les gardes consternés entraînent en silence les djux prisonniers. Le marquis de Nangis se détourne, indigné, et cache ses yeux de sa main
MARION
Tout est perdu !
A Laffemas.
Monsieur, si votre cœur. . .