‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 109 sur 446 · SCÈNE IIL VENDOME, GARDES, ADELAÏDE, NEMOURS · texte numérisé non relu

SCÈNE IIL VENDOME, GARDES, ADELAÏDE, NEMOURS

VBVDÔWB.

* Jk Tentends, c'est l«i-méme arrête , malheureux !

* LAche qui me trahis , lâche rival , «rréte !

JTEMOURS.

Ton frère est sans défense , il t'offre ici sa tête. Frappe.

C'est votre frère.... ah , prince ! pouvez- vous....

VENDÔME

Perfide ! il vous sied bien de fléchir mon courroux.... Vous-même, frémissez.... Soldats, qu'on le saisisse.

HEMOURS.

Va , tu peux te venger au gré de ton caprice ; Ordonne , tu peux tout , hors m'inspîrer l'effroi. Mais apprends tous nos maux : écoute , et iconnais*mo«.

i36 VARIANTES»

Oui , je suis ton rWal ; et depuis deax années Le plus secret amour unit nos destinées.

* C'est toi*, dont les fureurs ont voulu m'arraclier

* Le seul bien sur la terre où j'ai pu m*attacher.

* Tu fais depuis trois mois les horreurs de ma TÎe :

* Les maux que j'éprouyais passaient ta jalousie. Juge de mes transports par tes égaremens ; J'ai Youlu dérober h tes emportemens ,

A Tamour effréné dont tu l'as ponrturne. Celle qui te déteste et que tu m'as ravie. C'est pour te l'arracber que je t'ai combattu ;

* J'ai fait taire le sang , peut-être la vertu ; Malheureux , aveuglé , jaloux comme toi-même , J'ai tout fait , tout tenté pour t'ôter ce que j'aime. Je ne te dirai point que » sans ce même amour. J'aurais pour te servir voulu perdre lejour ; Que si tii succombais à tes destins contraires , Tu trouverais en moi le plus tendre des frères ; Que Nemours , qui t'aimait , aurait quitté pour toi Tout dans le monde entier, tout , hors elle et mon roi. Je ne veux point en lâche apaiser ta vengeance ^

Je suis ton ennemi , je suis en u puissance ,

* L'amour fut dans mon coeur plus fort que l'amitié ,

* Sois cruel comme moi , punis-moi sans pitié.

* Aussi-bien , tu ne peux t'assurer ta conquête ,

* Tu ne peux l'épouser qu'aux dépens de ma tête.

* A la face des cieux je lui donne ma foi ;

* Je te fais de nos vobux le témoin , malgré toi.

* Frappe , et qu'après ce coup, ta cruauté jalouse

* Traîne au pied des autels ta soeur et mon épouse.

* Frappe , dis-je : oses-tu ?

VEITDÔMB.

Traître !... c'en est assez :

* Qu'on i'ôte de mes yeux ; soldats, obéissez.

ADBLAÏDB.

* Non , demeurez , cruels I Ah f prince , est-il possible

* Que la nature en vous trouve une âme inflexible ?

( k VendAae. )

Nemours.... Frère inhumain , pouvez- vous oublier....

VXMOUns, ; Addûde.

Vous êtes mon épouse et daignez le prier !

* Va, je ioîs dans ces Ueox plus puissant qae toî-méme;

* Je sois Tengé de toi : l'on te hait, et Ton m'aime.

(h HflMn*. ) (à ▼fBdtec. )

* Ahf cher prince !... Ah , seigneur l yoyes à tos g^onx....

(>nprd«*.) (àAddddc.)

* Qu'on m'en réponde , ailes. Madame , lerea-Tons ; Je suis assez instruit du soin qui tous engage ,

Je n'en demande point un nouTeau témoignage. Vos pleurs auprès de moi sont d'un puissant secours*; Allez, rentrez, madame.

ADKLAÎDB.

O ciel , sauvez Nemours !

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