SCÈNE IIL VENDOME, GARDES, ADELAÏDE, NEMOURS
VBVDÔWB.
* Jk Tentends, c'est l«i-méme arrête , malheureux !
* LAche qui me trahis , lâche rival , «rréte !
JTEMOURS.
Ton frère est sans défense , il t'offre ici sa tête. Frappe.
C'est votre frère.... ah , prince ! pouvez- vous....
VENDÔME
Perfide ! il vous sied bien de fléchir mon courroux.... Vous-même, frémissez.... Soldats, qu'on le saisisse.
HEMOURS.
Va , tu peux te venger au gré de ton caprice ; Ordonne , tu peux tout , hors m'inspîrer l'effroi. Mais apprends tous nos maux : écoute , et iconnais*mo«.
i36 VARIANTES»
Oui , je suis ton rWal ; et depuis deax années Le plus secret amour unit nos destinées.
* C'est toi*, dont les fureurs ont voulu m'arraclier
* Le seul bien sur la terre où j'ai pu m*attacher.
* Tu fais depuis trois mois les horreurs de ma TÎe :
* Les maux que j'éprouyais passaient ta jalousie. Juge de mes transports par tes égaremens ; J'ai Youlu dérober h tes emportemens ,
A Tamour effréné dont tu l'as ponrturne. Celle qui te déteste et que tu m'as ravie. C'est pour te l'arracber que je t'ai combattu ;
* J'ai fait taire le sang , peut-être la vertu ; Malheureux , aveuglé , jaloux comme toi-même , J'ai tout fait , tout tenté pour t'ôter ce que j'aime. Je ne te dirai point que » sans ce même amour. J'aurais pour te servir voulu perdre lejour ; Que si tii succombais à tes destins contraires , Tu trouverais en moi le plus tendre des frères ; Que Nemours , qui t'aimait , aurait quitté pour toi Tout dans le monde entier, tout , hors elle et mon roi. Je ne veux point en lâche apaiser ta vengeance ^
Je suis ton ennemi , je suis en u puissance ,
* L'amour fut dans mon coeur plus fort que l'amitié ,
* Sois cruel comme moi , punis-moi sans pitié.
* Aussi-bien , tu ne peux t'assurer ta conquête ,
* Tu ne peux l'épouser qu'aux dépens de ma tête.
* A la face des cieux je lui donne ma foi ;
* Je te fais de nos vobux le témoin , malgré toi.
* Frappe , et qu'après ce coup, ta cruauté jalouse
* Traîne au pied des autels ta soeur et mon épouse.
* Frappe , dis-je : oses-tu ?
VEITDÔMB.
Traître !... c'en est assez :
* Qu'on i'ôte de mes yeux ; soldats, obéissez.
ADBLAÏDB.
* Non , demeurez , cruels I Ah f prince , est-il possible
* Que la nature en vous trouve une âme inflexible ?
( k VendAae. )
Nemours.... Frère inhumain , pouvez- vous oublier....
VXMOUns, ; Addûde.
Vous êtes mon épouse et daignez le prier !
* Va, je ioîs dans ces Ueox plus puissant qae toî-méme;
* Je sois Tengé de toi : l'on te hait, et Ton m'aime.
(h HflMn*. ) (à ▼fBdtec. )
* Ahf cher prince !... Ah , seigneur l yoyes à tos g^onx....
(>nprd«*.) (àAddddc.)
* Qu'on m'en réponde , ailes. Madame , lerea-Tons ; Je suis assez instruit du soin qui tous engage ,
Je n'en demande point un nouTeau témoignage. Vos pleurs auprès de moi sont d'un puissant secours*; Allez, rentrez, madame.
ADKLAÎDB.
O ciel , sauvez Nemours !