‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 108 sur 446 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

NEMOURS, ADELAÏDE, DANGESTE.

XEMOUBS.

Oui , je viens tous presser de combler ma misère , D'accabler votre amant d'un malheur nécessaire. De me priver de vous ; au nom de nos liens , Au nom de tant d'amour, de vos pleurs et des miens , Partez, Adélaïde.

ADELAÎOE.

H faut que je vous quitte ?

KEKOUAS.

n le faut.

ADBX.AÎDB.

Ah ! Nemours....

XEMOUBS.

De cette heureuse fuite, Dans l'ombre de la nuit , cet ami prendra soin ; Ceux qu'il a su gagner vous conduiront plus loin.

* De la Flandre à sa voix on doit ouvrir la porte ;

* Du roi sous les remparts il trouvera l'escorte ;

* Le temps presse, évitez un ennemi jaloux.

ADELAÏDE

* Je vois qu'il faut partir.,., mais si tôt.... et sans vons f

BEHOUBS.

* Prisonnier sur ma foi , dans l'horreur qui me presse ,

* Je suis plus enchaîné par ma seule promesse ,

ï34 VARIANTES

* Que si de cet état les tyrans înliumaiiis

* Des fers les pins pesans ayaient chargé mes mahis.

* Au pouvoir de mon frère ici Phonnenr me livre.

* Je peux mourir pour Tona, mais je ne peux tous snivre ; Et j*ai du moins la gloire » en des maftheors si grands»

De sauver vos vertus des mains de vos tyrans. Allez ; le juste ciel , qui pour -nous se déclare , Prêt k nous réunir, un moment nous sépare. Demain le roi s'avance et'vient venger mes fers. Aux étendards des lis ces murs seront ouverts ; Pour lui des citoyens la moitié s'intéresse ; Leurs bras seconderont sa fidèle noblesse. Hélas! si vous ra*aimez, dérobez-vous aux traits De la foudre qui gronde autour de ce palais ,

* Au tumulte , au carnage, au désordre effroyable ,

* Dans des murs pris d'assaut malheur inévitable ; Mais craignez encor plus les fureurs d'un jaloux, Dont les yeux alarmés semblent veiller sur nous. Vendôme est violent, non moins que magnanime. Instruit à la vertu , mais bapable du crime : Prévenez sa vengeance , éloignez-vous , partez.

ADELAIDK.

Vous restez exposé seul h ses cruautés.

VBMOVRS.

* Ne craignant rien pour vous, je' craindrai peu mon fr^re. Que dis-je? mon appni lui devient nécessaire ;

Son captif aujourd'hui , demain son protecteur, 'Je saurai de mon roi lui rendre la faveur ; Et fidèle à la fois aux lois de la nature , Fidèle à vos bontés , à cette arde^u* si pure , - A ces sacrés liens qui m'attachent à vous , J'attendrai mon bonheur de mon frère et de vous.

adelaIdb.

Je vous crois, j'y oonsens , j'accepte on tel angnre. Favorisez , 6 ciel , une flamme si pure ! Je ne m'en défends plus : mes pas vims sont soumis. Je l'ai voulu, je pars.... cependant je frémis :

* Je ne sais , mais enfin , la fortune jalouse

* M'a toujours envié le nom de votre épouse.

NEMOUBS.

Ah ! que m'avez- vous dit ? vous doutez de ma foi ! Ne suis-je plus à vous ? n'étes-vons plus k moi ?

Toutes nos actions » et tous les rois ensemble Poiimîent-ils affaiblir le nœud qui nous lassemble ? Non : je suis votre épow(. La pompe des autels,

* Ces Toilesy ces flambeaux, ces témoins solennels,

* Inutiles garans d^une foi si sacrée ,

* La rendront plus connue , et non plus assurée.

* Vous, mânes des BourbopS| princes, rois mes aïeux»

* Du séjour des héros tournez ici Jes yeux J

* J^ajoute à votre ^ire en U prenant pour femme.

* Confirmez mes sermons , ma tendresse et ma flamme ;

* Adoptez-la pour i^ i et puisse son époux

* Se montrer à jamais digoi^ d'eUç et de vous l

ADSI.AÎOV.

Tous mes vœux sont comblés ^ mes sincères tendresses Sont loin de soupçonner la foi de vos promesses ; Je n'ai craint que le fort qui va nous séparer. Mais je ne le crains plus, j'ose tout espérer;

* Rempli de vos bontés, mofi cœur n*a plus d'alarmes.

* Cher amant, cher époux....

IIBaf[OUBS.

Quoi ! vous versez des larmes C'est trop tarder , adieu. Çifà ! quel ^um^lfe af&reux I

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