‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 112 sur 446 · L.e rÎTal insolent ponr ^ j'^étaîs liai · texte numérisé non relu

L.e rÎTal insolent ponr ^ j'^étaîs liai

Allez yengsr ma tomme, riiez servir «a liaîae.

Le lAche est déconveit , on l'anréte , on l^ntrakK ;

Je le mets dans ▼€» mains , « vous m'en répondez.

Conduisez-le à la tour on vous seul ooimnaiidez ;

Là , sans perdre de temps , ipi'on frappe ma yictime.

Dans son indigne sang lavez son donble crime.

On l'aime , il est coupable, il faut ^'il meure ; et moi ,

Je yais chercher la mort, ou la donner au roi.

COUCT.

L'arrêt est-il porté ?... Ferme en voire eolère , Voulez-vous en effet la mort de votre frère ?

vsjroÔMB.

Si je la veux , grand Dieu ! s'il la sut mériter ? Si ma vengeance est juste ! en pouvez-vous douter ?

COTICY.

*£t vons me chargez, moi, dn soin de son sup|J!icc-!

VBKDÛ'MB.

Oui , j'attendais de vons une prompte justSce*; Mais je n'en veux plus rien , pinsque vous hésitez : Vos froideurs sont un crime à mes vœvx irrités. J'attendais plus de zèle et veux moins de prudence , Et qui doit me venger, me trahit s'il balance.

* Je suis bien malheureux ,,bien digne de pitié !

* Trahi dans mon amour, trahi dans l'amitié !

** Ah ! trop heureux Dauphin , ^pie je te j^orte envie ! *Ton amitié du moins n'a pas été trahie ; 'Et Tanguy Da Châtel , quand tu fus offensé , •T'a servi sans scrupule , et n'a pas balancé.

* Allez , Vendôme encor , dans le sort qui le presse , •Trouvera des amis qui tiendront leur promesse. •D'autres me vengeront et n'alléguerout pas

*4o VARIANTES

*Une fausse vertu , l'excuse des ingrats.

COUCT.

Non f prinoe , je me rends » et soit crime ou justice , *yous ne vous plaindrez pas <]ue Concy vous trahisse^

* Je ne souffrirai pas que d'un autre que moi ,

* Dans de pareils momens , vous éprouviez la foi f *Et vous reconnaîtrez , au succès de mon zèle ,

* Si Goucy vous aimait , et s'il vous fut fidèle.

VEVDÔME.

Ah ! je vous reconnais : vengez-moi y vengez-vous. Perdez un ennemi qui nous trahissait tous. *Qu'à l'instaut de sa mort, à mon impatience, *Le canon des remparts annonce ma vengeance. Courez : j'irai moi-même annoncer son trépas A l'odieux objet dont j'aimai les appas. Volez : que vois-je ? arrête. Hélas ! c'est elle encore.

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