‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 116 sur 446 · SCÈNE lî · texte numérisé non relu

SCÈNE lî

ADELAÏDE, TAÏSE.

ADXLAÏDB.

Ah f liarbare ! ali , tyran ! qae faire , ou recomîr ? Qnel secours implorer ? Nemours , tu tss périr î On me retient : on cMint la douleur fpâ m'enflamme.

(autoldaU.)

Cmeb , si la pitié pent entrer dans yotre Ame , Allez diercher Coucy , courez sans différer ; Allez y que je lui parle avant que d'expirer.

TAISE

Hélas ! et de Coucy que pouvez-TOus attendre ?

ADELAÏDE

Puisqu'il a tu Nemours , il le saura défendre. Je sais quel est Coucy , son cœur est vertueux , Le crime s'épouvante et fuit devant ses yeux ^ n ne permettra pas cette horrible injustice.

TAISE

Eh ! qui sait si lui-même il n'en est point complice ? Vous voyez qu'à Vendôme il veut tout immoler; Sa froide politique a craint de vous parler. Il soupira pour vous , et sa flamme outragée Par les crimes d'un autre aime à se voir vengée.

ADELAÏDE

Quoi ! de tous les o6tés on me perce le oorar ! Quoi ! chez tous les humains l'amour devient fiuenr ! Cher Nemours , cher amant , ma bouche trop fidèle Vient donc de prononcer ta sentoice mortelle !

(ans gardes.)

Eh bien ! souffrez du moins que ma timide voix S'adresse à votre maître une seconde fois. Que je lui parle.

TAÏSE.

Eh quoi ? votre main se prépare A s'unir anx autels à la main d'un barbare ? Ponrriez-vous?...

i44 VARIANTES

ADBZ.AÎDB.

Je peux tout dans cet affreox moment^ . Et je saurai sauver ma gloire et mon amant.

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