‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 129 sur 446 · ACTE I, SC£N£ IV. ,6i · texte numérisé non relu

ACTE I, SC£N£ IV. ,6i

LB DUC

Moi , deroir quelque chose à mon fi^re ! Près de mes ennemis mendier sa faTeur ! Pour le haïr sans doute il en coûte à mon cceur * Je n'ai point oublié notre amitié passée ; Mais puisque ma fortune est par lui traversée , Puisque mes ennemis Font détaché de moi, Quil reste au milieu d'eux, qu'il serve sous un roi. Je ne veux rien de lui.

LISOIS

Votre fière constance D'un monarque irrité brave trop la vengeance.

LB Dire.

Quel monarque ! un fiintôme, un prince efféminé, Indigne de sa race, esclave couronné.

Sur un trône avili soumis aux lois d'un maire ! De Pépin son tyran je crains peu la colère; Je déteste un sujet qui croit m'intimider, Et je méprise un roi qui n'ose commander : Puisqu'il laisse usurper sa grandeur souveraine, Dans mes états au moins je soutiendrai la mienne. Ce cœur est trop altier pour adorer les lois De ce maire insolent, l'oppresseur de ses rois; Et Clovis, que je compte au rang de mes ancêtres , K'apprit point à ses fils à ramper sous des maîtres. Les Arabes du moins s'arment pour me venger , Et tyran pour tyran, j'aime mieux l'étranger.

LISOIS

Vous haïssez un maire , et votre haine est juste ; Mais ik ont des Français sauvé l'empire auguste, Tandis que nous aidons l'Arabe à l'opprimer; Cette triste alliance a de quoi m'alarmer; Nous préparons peut*étre un avenir horrible. Tai&TRB. Toxa n. H

i6a LE DUC DE FOIX,

Uexemple de l'Espagne est honteux et terrible; Ces brigands africains sont des tyrans nouTeaux , Qui font servir nos mains à creuser nos tombeaux. Ne Taudraît-il pas mieux flécbir avec prudence ?

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