‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 143 sur 446 · ACTE II, SC^ENE IV. 17I · texte numérisé non relu

ACTE II, SC^ENE IV. 17I

* Et TOUS devez en tout l'exemple des Tertus.

LB DUC

* Le sort en est jeté, je ferai tout pour elle:

* Il £siut bien à la fin désarmer la cruelle.

* Ses lois seront mes lois , son roi sera le mien :

* Je n'aurai de parti, de maître que le sien.

* Possesseur d'un trésor où s'attache ma Tie,

* Avec mes ennemis je me réconcilie.

* Je lirai dans ses yeux mon sort et mon devoir.

* Mon cœur est enivré de cet heureux espoir.

Je n'ai point de rival, j'avais tort de me plaindre; Si tu n'es point aimé, quel mortel ai-je à craindre? Qui pourrait, dans ma cour, avoir poussé l'orgueil Jusqu'à laisser vers elle échapper un coup d'œil?

* Enfin plus de prétexte à ses refus injustes;

> * Raison, gloire, intérêt, et tous ces droits augustes

* Des princes de mon sang et de mes souverains ,

* Sont des liens sacrés resserrés par ses mains.

* Du roi , puisqu'il le fiiur, soutenons la couronne;

* La vertu le conseille , et la beauté l'ordonne.

* Je veux entre tes mains, dans ce fortuné jour,

* Sceller tous les sermons que je fids à l'amour.

* Quant à mes intérêts', que toi seul en décide.

LISOIS

* Souffrez donc pnàs du roi que mon zèle me guide.

* Peut-être il eût fallu que ce grand changement

* Ne fût dû qu'au héros , et non pas à l'amant;

* Mais si d'un si grand cœur une femme dispose,

* L'efifet en est trop beau pour en blâmer la cause;

* Et mon cœur, tout rempli de cet heureux retouTi ^ Bénit votre faiblesse , et rend grâce à l'amour.

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