‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 153 sur 446 · AMI H · texte numérisé non relu

AMI H

* Je le crois; on disait que d'un amour extrême,

* Violent y effiréné (car cest ainsi qu'on aime), *

* Ton cœur depuis trois moi^ s-occupait tout entier.

LB DUC

* J*aime ; oui , la renommée a pu le publier ;

* Oui, j*aime avec fureur : une telle alliance

* Semblait pour mon bonheur attendre ta présence :

* Oui, mes ressentimens, mes droits, mes alliés,

* Gloire, amis, ennemis, je mets tout à ses pieds.

( à sa suite. )

^ Allez, et dites-lui que deux malheureux frères,

* Jf tés par le destin dans des partis contraires,

* Pour marcher désormais sous le même étendard,

* De ses yeux souverains n'attendent qu* un regard.

(àVamir.)

* Ne blâme-point Tamoar où ton frère est en proie :

* Pour me justifier û suffit qu'on la voie.

TAMia.

* Cruel !... elle tous aime ?

LB DUC

Elle le doit dn moins :

* Il n'était qu'un obstacle an succès de mes soinf ;

* Il n'en est plus ; je Têtue que rien ne nous sépare.

▼ ASIR.

* Quels effroyables coups le cruel me prépare!

* Écoute ; à ma douleur ne Teux-tu qu'insulter? ^ Me connais-tuP sais-tu ce que j'osais tenter P

* Dans ces funestes lieum saiMu ce qtii m'amène?

Page 1