‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 154 sur 446 · LE DUC, VAMIR, AMÉLIE · texte numérisé non relu

LE DUC, VAMIR, AMÉLIE

AMELIE.

Ciel ! qu'est-ce que je Tois ? Je me meurs.

LE DUC

Écoutez.

Mon bonheur est venu de nos calamités :

* J'ai yaincu , je vous aime , et je retrouve un frère ;

* Sa présence à mes yeux '^us rend encor plus chère. ^ Et TOUS , mon firère , et vous , soyea ici témoin

* Si l'excès de l'amour peut emporter plus loin.

* Ce que votre reproche , ou bien TOtre prière ,

* Le généreux Lisoîs, le roi , b France entière , Demanderaient ens^nble, et qu'ils n'obtiendraient pas^

* Soumis et subjugué , je l'offre à ses appas.

De l'ennemi des rois tous aves craint l'hommage : Vous aimez, yous servez' une cour qui m'outrage; Eh bien ! il £siut céder ; vous disposez de moi ; Je n'ai plus d'alliés; je suis à votre roi.

* L'amour qui , malgré vous, nous afaiits l'un pour Fautre,

* Ne me laisse de choix , de parti que le vôtre.

* Vous, courez, mon cher firère, allez dès ce moment

* Annoncer à la cour un si grand changement.

* Soyez libre, partez ; et de mes sacrifices

* Allez offrir au roi les heureuses prémices.

* Puissé*je à ses genoux pésenter aujourd'hui

* Celle qui m'a dompté , qui me ramène à lui , ^ Qui d'un prince ennemi fiût un sujet fidèle,

* Changé par ses regards , et vertueux par elle!

i84 LE DUC DE FOIX,

▼AKIR, k part

Il £adt ce que je veux, et c'est pour m*accabler. (è Amélie.)

* Prononcez notre arrêt , madame ; il faut parler.

LE DUC

^ Eh quoi ! vous demeurez interdite et muette!

* De mes soumissions étes-vous satisfaite?

* Est-ce assez qu'un vainqueur vous implore à genoux ?

* Faut-il encor ma vie, ingrate ? elle est à vous : Un mot peut me l'ôter; la fin m'en sera chère*

Je vivais pour vous seule, et mourrai pour vous plaire^

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