‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 160 sur 446 · SCÈNE VIL VAMIR, LISOIS · texte numérisé non relu

SCÈNE VIL VAMIR, LISOIS

LISOIS

* Le serîez-vous , seigneur ? auriez->vous démenti

* Le sang de ces héros dont vous êtes sorti ?

* Auriez-vous violé, par cette lâche injure,

* Et les droits de la guerre, et ceux de la nature?

* Un prince à cet excès poiirrait-il s oublier ?

VAHIB.

* Non ; mais sui^je réduit à me justifier ?

* Lisois 9 ce peuple est juste ; il t'apprend à connaître

* Que mon frère est rebelle., et qu'il tra3M son toftitoe.

LISOIS

* Écoutez : ce serait Le comble de mes voeux

* De pouvoir aujourdliui vous réunir tous deux. "^ Je vois avec regret la France désolée i

* Â nos dissensions la nature immolée ,

* Sur nos communs débris T Africain élevé ,

* Menaçant cet état par nous-méme énervé. ^ Si vous avez un cœur digne de votre race,

* Faites au bien public «ervir votre disgr&œ ;

* Rapprochez les partis , unissez-vous à moi

* Pour calmer votre frère et fléchir votre roi, ^ Pour éteindre le feu de nos guerres civiles.

VAMia.

* Ne vous en flattez pas : vos soins sont inutiles.

* Si la discorde seule avait armé mon bras ,

* Si la guerre et la haine avaient conduit mes pas,

* Vous pourriez espérer de réunir deux frères ,

* L*un de Fautre écartés dans des partis contraires :

* Un obstacle plus grand soppose à ce retour.

lilSOIS.

^ Et quel est-il , seigneur ?

vAxia.

Ah ! reconnais Famour ;

* Reconnais la fureur qui de nous deux s'empare ,

* Qui m*a fait téméraire , et qui le rend bariiare.

LISOIS

* Ciel ! faut-il rok ainsi , par des caprices vains ,

* Anéantir le fruit des plus nobles desseins ?

* L'amour subjuguer tout ? ses cruelles feiblesses

* Du sang qui se révolte étouffer les tendresses ? ' Des frères se haïr , et naître en tous climati

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