‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 163 sur 446 · TA KIR · texte numérisé non relu

TA KIR

Ce n'est qu'un jour.

AHBLIB.

Ce jour est un siècle hineste* Rendez Tains mes soupçons, ciel Tengeur que j'atteste! "* Seigneur , de TOtre sang le Maure est altéré.

* Ce sang à TOtre frère esl-11 donc si sacré? Il aime en furieux ; mais il hait plus encore; Il est TOtre riTal , et Tallié du Maure.

Je crains....

TAKIA.

n n oserait...

\mélib« Son cœur n'a point de frein#

* li TOUS a menacé , menace-t-il en Tain ?

TAMIR.

' Il tremblera bientôt : le roi Tient, et nous Tenge;

* La moitié de ce peuple à ses drapeaux se raùge.

* Allev : si tous m'aimez , dérobez-TOus aux coups

* Des foudres allumés grondant autour de nous ;

^ Au tumulte , au carnage, au désordre effroyable ,

* Dans des murs pris d'assaut malheur inéTitable: "* Mais redoutez encor mon rÎTal fririeux ;

^ Craignez l'amour jaloux qui Teille danU ses yeux : Cet amour méprisé se tournerait en rage. Fuyez sa Tiolence : éTitez un outrage Qu'il me fiiudrait laTcr de son sang et du mien. Seul espoir de ma Tie , et mon unique bien , Mettez en sûreté ce seul bien qui me reste : Ne TOUS exposez pas à cet éclat funeste.

* Cédez à mes douleurs ; qu'il tous perde : partez.

AMBLIB.

'* Et TOUS TOUS exposez seul à ses cruautés !

TBiATEA. TOMB II. l3

TAXIR.

* Ne craignant rien pour vous, je craindrai peu mon frère. "^ Que dis-je P mon appui lui devient nécessaire.

Son captif aujourd'hui , demain son bienfaiteur, Je pourrai de son roi lui rendre la faveur. Protéger mon rival est la gloire où j'aspire. Arrachez-vous surtout à son fetal empire : Songez que ce matin vous quittiez ses états.

AMÉLIB.

Ah! je quittais des lieux que vous n'habitiez pas.

Dans quelque asile affreux que mon destin m'entraîne,

Yamir, j y porterai ipon amour et ma haine.

Je vous adorerai dans le fond des déserts,

Au milieu des combats, dans Fexil, dans les fers,

Dans la mort que f attends de votre seule absence.

VABfIR.

C*en est trop ; vos douleurs ébranlent ma constance : Vous avez trop tardé Ciel ! quel tumulte afiEreux!

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