‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 168 sur 446 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

LE DUC, LISQIS.

EE DUC

* Oui, cruelle ennemie, et plus que moi farouche, ^ Oui , j'accepte Tarrêt prononcé par ta bouche*

^ Que la main de la haine , et que les mêmes coups

* Dans rhorreur du tombeau nous réunissent tous!

( Il tombe dans un fauteuil. ) LISOIS.

* Il ne se connaît plus ; il succombe à sa rage.

LE DUC

* Eh bien ! soufFriras-tu ma honte et mon outrage?

* Le temps presse : veux-tu qu'un rival odieux

* Enlève la perfide , et Tépouse à mes yeux?

* Tu crains de me répondre! Attends-tu que le traître

* Ait soulevé le peuple^ et me livre à son maître?

LISOIS

* Je vois trop , en effet y que le parti du roi ^ Des peuples fatigués fait chanceler la foi.

* De la sédition la flamme réprimée

* Vit encor dans les coeurs, en secret rallumée.

LE DUC

* C'est Yamir qui l'allume ; il nous a trahis tous.

LISOIS

* Je suis loin d'excuser ses crimes envers vous ;

* La suite en est funeste , et me remplit d'alarmes.

* Dans la plaine déjà les Françab sont en armes;

* Et vous êtes perdu , si le peuple excité

* Croit dans la trahison trouver sa sûreté.

* Vos dangers sont accrus.

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