ACTE IV, SCENE V
LB DUC
Eh bien! que faut-il faire?
LISOIS
* Les prévenir^ dompter Tamour et la colère.
* Ayons encor, mon prince, en cette extrémité,
* Pour prendre un parti sftr assez de fermeté.
* Nous pouvons conjurer ou braver la tempête :
* Quoi que vous décidiez , ma main est toute prête.
* Vous vouliez ce matin, par un heureux traite^
* Apaiser avec gloire un monarque irrité ;
* Ne vous rebutez pas : ordonnez, et j'espère
* Signer en votre nom cette paix salutaire.
* Mais s'il vous faut confibattra , et courir au trépas ,
* Yous savez qu'un ami ne vous survivra pas.
LB »uc.
* Ami , dans le tombeau laisse-moi seul descendre :
* Vis pour servir ma cause ^ et pour venger ma cendre. "* Mon destin s'accomplit, et je cours Fachever.
^ Qui ne veut que la mort est sûr de la trouver;
* Mais je la veux terrible ^ et lorsque je succombe,
* Je veux voir mon rival entraîné dans ma tombe.
LISOIS
* Comment ! de quelle horreur vos seps sont possédés!
LE DUC
* Il est dans cette tour, où vous seul commandez;
* Et vous m'avez promis que contre un téméraire....
LISOIS
* De qui me parlez-vous, seigneur? de votre frère ?
IB DUC
* Non , je parle d'un traître et d'un lâche ennemi,
* D'un rival qui m'abhorre , et qui m'a tout ravL '^ Le Maure attend de moi la tête du parjure.
aod LE DUC DE FOIX,