‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 173 sur 446 · L* OFFICIER · texte numérisé non relu

L* OFFICIER

* Oui, seigneur, et déjà Ters la tour il s'aTance.

LE DUC

Ce bras Tulgaire et §ùr Ta remplir ma Tcngeance.

* Sur rincertain Lisois mon cœur a trop compté: '^ 11 a TU ma fureur aTCC tranquillité.

2o4 LE DUC DE FOIX,

* On ne soulage point des douleurs qu'on méprise :

* Il faut qu en d'antres niains ma vengeance soit mise. "^'Yous , que sur nos remparts on porte nos drapeaux ;

* Allez j qu'on se prépare à des périls nouveaux.

'*' Vous sortez d'un combat , un autre vous appelle ; ' Ayez la même audace avec le même zèle ; "^ Imitez votre maître; et s'il vous faut périr,

* Vous recevrez de moi l'exemple de mourir.

(Il reste seul.) Eh bien ! c'en est donc fait : une femme perfide Me conduit au tombeau chargé d'un parricide ! Qui? moi , je tremblerais des coups qu'on va porter? J'ai chéri la vengeance , et ne puis la goûter.

* Je frissonne : une voix gémissante et sévère

* Crie au fond de mon cœur : Arrête , il est ton frère,

* Ah ! prince infortuné , dans ta haine affermi ,

" Songe à des droits plus saints, Vamir fut ton ami.

* O jours de notre enfance ! ô tendresses passées !

* Il fut le confident de toutes mes pensées.

* Avec quelle innocence et quels épanchemens

* Nos cœurs se sont appris leurs premiers sentimens !

* Que de fois, partageant mes naissantes alarmes , " D'une main fraternelle essuja-t-il mes larmes !

' Et c'est moi qui l'iiamole ! et cette même main

* D'un frère que j'aimai déchirerait le sein !

* O passion funeste ! ô douleur qui m*égare !

* Non , je n'étais point né pour devenir barbare. ' Je sens combien le crime est un fardeau cruel l

* Mais que dis-je ? Vamir est le seul criminel.

"" J0 reconnais mon sang, "mais c'est à sa furie : " Il m'enlève l'objet dont dépendait m^ vie. Ah ! de mon désespoir injuste et vain transport !

* 11 l'aime ^ est-ce un for£aiit qui mérite la mort ?

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