ACTE II, SCENE T. a
Ah, dieux!
Tu Tenx parler, et te retiens à peine ! Ces transports sont-ib donc de tendresse ou de haine ? Quel est donc le secret qui semble t'accabler ?
aauTUs.
César....
GBSAH.
Eh bien! mon fils?
BaUTUS,
Je ne puis lui parler.
CESAR
Tu n*oses me nommer du tendre nom de père ?
Si t^res, je te fais une unique prière.
CÉSAR
Parle : en te 1 accordant, je croirai tout gagner.
Fais-moi mourir sur l'heure, ou cesse de régner.
CBSAR.
Ah ! barbare ennemi, tigre que je caresse ! Ah ! coeur dénaturé qu'endurcit ma tendresse ! Va , tu n'es plus mon fils. Va , cruel citoyen , Mon cœiff désespéré prend l'exemple du tien : Ce cœur, à qui tu &is cette effroyable injure, Saura bien comme toi vaincre enfin la nature. Va, César n'est pas &it pour te prier en vain; J'apprendrai de Bnitus à eesser d/étte humain : Je ne te connais«plus. Libre dans ma puissance, Je n'écouterai plus une injuste clémence. Tranquille, à mon courroux je vais mlabandonner; Mon cœur trop indulgent est las de pardonner.
J'imiterai Sylla , mais dans ses yiolences ;
Vous tremblerez, ingrats , au bruit de pies Tei^[eances.
Va, cruel, va trouver tes indignes amis :
Tous m*oat osé déplaire, ils seropt tous punis.
On sait ce que je puis, on verra ce que j*ose :
Je deviendrai barbare, et toi seul en es cause.
BRUT us.
Ah! ne le quittons point dans ses cruels desseins,. Et sauvons, s'il se peut, César et les Romains.
Fin DU SBGOIID ACTE.