‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 216 sur 446 · ACTE III, SCENE VIIL · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE VIIL

Chers amis, je succombe; et mes sens interdits.... Bnitus, son assassin !... ce monstre était son fils.

HOXJLIlfS.

Ah dieux! «^

▲ HTOIRB.

Je yois frémir yos généreux oourages ; Amis , je vois les pleurs qui mouillent vos visages. Oui , Brutus est son fils; mais vous qui m'écoutez , Vous étiez ses enfiins dans son cœur adoptés* Hëlas! si vous saviez sa volonté dernière!

AOXAINS.

Quelle est^Ue ? parlez.

▲ RTOIRB.

' Rome est son héritière.

Ses trésors sont vos biens; vous en allez jouir : Au-delà du tombeau César veut vous servir. C'est vous seuls qu'il aimait: c'est pour vous qu'en Asie Il allait prodiguer sa fortune et sa vie* « O Romains ! disait-il ^ peuple-roi que je sers, « Commandez à César, César à l'univers. » Brutus ou Cassius eùt*il fiiit davantage ?

AOMAIHS.

Ah ! nous les détestons. Ce doute nous outrage.

UN HOMAIlf.

César fut en effet le père de Tétat.

▲ VTOIHX.

Votre père n'est plus : un lAcbe assassinat Vient de trancher ici les jours de ce grand homme. L'honneur de la nature et la gloire de Rome. Romains, priverez-vous des honneurs du b&cher Ce père , cet ami, qui vous était si cher ? On l'apporte à vos yeux»

(Le fond du théâtre s'ouvre j des licteurs apportent le corps de César couvert d'une robe sanglante ; Antoine descend de la tribune , et i>c jette à genoux auprès du corps. )

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