ACTE III, SCENE VIII
Marchez, suivez-moi tous contre ses assassins : Ce sont là les honneurs qu'à César on doit rendre. Des brandons du bûcher qui va le mettre en cendre, Embrasons les palais de ces fiers conjurés : Enfonçons dans leur sein nos bras désespérés. Venez, dignes amis; venez, vengeurs des crimes , ^ Au Dieu de la patrie immoler ces victimes.
HOMAINS.
Oui , nous les punirons ; oui , nous suivrons vos pas. Nous jurons par son sang de venger son trépas. Courons.
ANTOINE, àDolabelU.
Ne laissons pas leur fureur inutile; Précipitons ce peuple inconstant et facile : Entraînons-le. à la guerre , et, sans rien ménager, Succédons à César, en courant le venger.
FIN nE LA. MORT DE CESAR.
TRlUTaS. TOMX II.
{a) Dans tontes les anciennes éditions on lisait :
U n*est qu'un citoyen fameux par m» service*.
Connu est pins simple, et convient mieux à César parlant de luimême.
(b) Dans les éditions précédentes il y avait : Ah ! cesse donc d'aimer Torgueil du diadème.
Fin DKS V4RlÀirTBB DE hk MOET DE CKSAB.
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(i) Dav» JUire, Montèze dit à sa fille : Tn dois à ton ëut plier ton caract^e.
(%) Tùjmz ]m notes sur Zmn.
(3) C'est le mot de César lorsqu'il aperçai firatoê à h tête des ooih jurés. M. de Voltaire l'a placé dans cette scène 9 et y • substitué dans le récit de la mort de César ce taUeau touchant :
Céiar le regardant d*iin ceil tranquille et doux , I«m pardonnait encore en tombant sons tes coopt. ■ O mon fils ! » disait-il , etc.
(4) Bretns trocrva en effet des billets dans lescjnels on bn reprochait de n'être pas digne de son nom» et ces reproches acherèrent de le déterminer à la conjuration.
(5) Nous inyitons les partisans du beau natnrd de Shakespeare à comparer ce rédt arec celui de la tragédie anglaise ; et nous prenons la liberté de leur demander si les plates boufTonneries de Casca leur paraissent bien propres à augmenter Pillttaion de Ui scène et l'efTet théâtral.
(6) Comélie, dans la Mort de Pompée , dit, en parlant de la douleur que César montrait du malheur de son ennemi :
Une maligne joie en son conr s'élevait , Dont sa gloire indignée à peine le sauTait.
(7) C'était ainsi que Brutus deyait penser de Cicéron. Ce portrait d'aiUeurs est conforme à l'histoire ; il y ayait loin de Catilina à César; il fallait alors un autre courage et d'autres yertus. Ce yers :
Hardi dans le sénat , faible dans le danger ,
est très yrai , non que Qcéron manquât de courage personnel , mais son courage d'esprit l'abandonnait lorsqu'il n'était ni dans le sénat, ni dans la tribune aux harangues. Sa force était dans son éloquence , et il se liyrait il toute sa faiblesse dans les conjonctures où l'éloquence deyenalt inutile.
. (8) Corneille y dans la Mort de Poa^, emploie one image semblable • il dit qae l^ompée a espéré qae rÈgypte^i
Ayant sanvé le cid » poura sauTer la terre , Et dans son désespoir à la fin se mêlant , Pourra prêter Tépaole an monde chancelant.
(9) Il y avait dans les premières éditions, un ^oieux soldat qtd t'aime; mais Dolabella , gendre de Gcéron, n'était point un yieux soldat , c'était un jeune sénateur très aimable y très intrigant et très ambitieux^ Comme Clodiusy il s'était fait adopter par on plébéien , afin de ponroir être tribun. Lorsque César fut tué, Dolabeik arait été nommé consul ayant l'âge prescrit par les lois ; mais Antoine, qui était jaloux de sa faveur , déclara son élection nulle , en qualité d'augure. Us se réconcifièrent depuis la mort de César; et DoU^ella se tua en Asie quelque temps après , pour ne pas tomber entre les mains de Cassins. U avait alors environ vingt-sept ans.
(xo) C'est un mot de César : une autre fois on di^ntait devint lui su» l'espèce de mort U moins (àcbense : ta plus courte et U momspnéme^ répondit-il.
(xi) n y a dans cette scène,* dans celle de la conspiration, dans le discours d'Antoine , quelques morceaux imités de Shakespeare. Voyez , dans le septième tome de cette édition , les trois premiers actes du /«/##- César anglais, traduits par M. de Voltaire.
HV DBS HOTBS DB LA tfOBT DB ciSâB.
TANIS ET ZELIDE,
OU