‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 231 sur 446 · TANIS, ZÉLIDE · texte numérisé non relu

TANIS, ZÉLIDE

TA.NIS

Privcbsss, dans mes yeux vous lisez mon offense; Mon crime éclate devant tous.

Je crains la céleste vengeance ; Mais je crains plus votre courroux.

ZBtlDB*

J'ignore à quels desseins votre cœur s'abandonne. Je vois en vous mon défenseur.

S'il est un crime au fond de votre cœur , Je sens que le mien vous pardonne.

TANIS

Un bei|[er vous adore , et vous lui pardonnez !

Ah ! je tremblais à vous le dire :

J'ai bravé les fronts couronnés ,

Et leur éclat , et leur empire ; Mon oi^eil me trompait ; j'écoutai trop sa voix :

Cet orgueil s'abaisse; il commence,

Depuis le jour que je vous vois , A sentir qu'entre nous il est trop de distance.

ZBLIDB.

Il a'en est point, Tanis; et s'il en eût été, L'amour l'aurait &it disparaître.

Ce n'est p9S des grandeurs oit les dieux m'ont fiât naître Que mon cœur est le plus iatté.

TANIS

L'amant que votre ccnir préfère

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