TANIS, ZÉLIDE
TA.NIS
Privcbsss, dans mes yeux vous lisez mon offense; Mon crime éclate devant tous.
Je crains la céleste vengeance ; Mais je crains plus votre courroux.
ZBtlDB*
J'ignore à quels desseins votre cœur s'abandonne. Je vois en vous mon défenseur.
S'il est un crime au fond de votre cœur , Je sens que le mien vous pardonne.
TANIS
Un bei|[er vous adore , et vous lui pardonnez !
Ah ! je tremblais à vous le dire :
J'ai bravé les fronts couronnés ,
Et leur éclat , et leur empire ; Mon oi^eil me trompait ; j'écoutai trop sa voix :
Cet orgueil s'abaisse; il commence,
Depuis le jour que je vous vois , A sentir qu'entre nous il est trop de distance.
ZBLIDB.
Il a'en est point, Tanis; et s'il en eût été, L'amour l'aurait &it disparaître.
Ce n'est p9S des grandeurs oit les dieux m'ont fiât naître Que mon cœur est le plus iatté.
TANIS
L'amant que votre ccnir préfère