‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 233 sur 446 · SCÈNE VL ZÉLIDE, TANIS, PHANOR · texte numérisé non relu

SCÈNE VL ZÉLIDE, TANIS, PHANOR

PHAlfOR.

ZÉLID& y inhumaiiie y cruelle !

C'est ainsi que je suis trahi !

Tavais tout fait pour vous ; l'amour m'en a puni : Sous les lois d'un pasteur un vil amour tous range ! Ah ! si TOUS ne craignez dans yos indignes fers Les reproches de l'univers , Craignez au moins que je me venge.

TANIS

Vous venger ! et de qui ?

ZÉLIDB.

Calmez ce vain courroux :

Je ne crains l'univers ni vous.

Je dois avouer que je l'aime.

Prétendez-vous forcer un coeur Qui ne dépend que de lui-même ?

Étes-vous mon tyran plus que mon défenseur ?

Pardonnez à l'Amour ; il régne avec caprice ; Il enchame à son choix Les cœurs des bergers et des rois.

Un berger tel que lui n a rien dont je rougisse.

P<HA.1fOR.

Ah ! je rougis pour vous de voU*e aveuglement : Mais frémissez du tourment qui m'accable; Vous avez fait du plus fidèle amant

L'ennemi le plus implacable.

L'asile où Von trahit ma foi

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