‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 258 sur 446 · DISCOURS · texte numérisé non relu

DISCOURS

On m'atcaitë dans yingt libeilet d'homme MnaNUgMi': iia« àe$ belles prenyes qu'on en a apportée», t'est 91e dana €SUipe, Jocaste dit ces vers :

« Les prêtres ne sont point ce qu^un raîn peuple pense ; « Notre er^nlilë fait toate leur scienee. »

Ceux qui m!ont fait ce reproche » sont aussi raisonnables ponr le moins que ceux qui ont imprimé que la jRfcnriade, dans plu* sieurs endroits , sentait bien son semirpéi^i^n. Onrenonro^le sourent cette accusation cruelle d'irréligion , parfe «pie c'est le dernier refuge des calomniataf». Gofpment leur r^^ondre?. eomment s'en, consoler 1 sinon, en se souTf nant de la foule de oea grands hommes qui, depuis Soccate jusqu'à Oescartes» ont essuyé ces calomnies atroces ? Je ne fierai ici qu'une seule question : Je demande qui a le plus de religion, o^ le calomniateur qui persécute , ou le calomnié qui pardonne ?

Ces mêmes libelles me traitent d')xpmme envieux de la r^utation d'autrui c je ne connais l'envie que par le mal qu'elle m'a voulu faire. J!ai défendu à mon esprit d'être satirique, et il est. impossibll^ .à mon cœur d'être envieux^ J'en appelle, à l'auteur de EhadamUthe et à* Électrç ^^qpx ^ pac ces deux ouvrages, m'inspira le premier le désir d'entrer quelque temps dans la même carrière : ses succès ne vfCpny j^Mis coûté d'autres lannes ipie celles que l'attendrissement m'arrachait anx représentations de ses pièces) il sait qu'il n'a fait naître en inoi que de l'émolation et de l'amitié. '

' Après ces mots on lisait dans Pé()ition de 17)8 :

«c L^soteur ingMen et digne de beaycoap êe donsidtfntioii , qot vient K de travaiUe? sur on saîet â peq près temblsble à ms ImgMc , et q«i <c s'est etercé à peindre ce contrite des mœurs de TEarope et de c^les a du riouveau-Monde «matière si favorable â la poésie , ennchira peut- <r être le théitre de sa pièce nouvelle. Il verra si je serai le dernier & loi « applaudir , et ai mi indice anonr-propn ferme dms feax aua heeutés « d'on ouvrage. »

Cet auteur e«t M. Le Franc de Pompignan. Voyez dans la. partie littéraire dei ouvrages en prose , les pièces relatives aux querelles de M. de Voltaire et de M. Le Franc.

PRÉUMIN^AIRE. 3Si

J*t)se dire avec confiance que je suis plas attache aux beattxarU qifk me» ëcriu. .Seniible à r«zeè»y dès mon enfance, pour tout ce qui porte le caractère du génie , je regarde un grand poète, un bon musicien, un bon peintre, 119 sculpteur habile ( s'il a de la probité) comme un bomme que je dois cbèrir, comme un frère que les arts m'ont donné. Les jeunes gens qui voudront s*appliquer aux lettres , trouyeroat en moi un ami; plusieurs y ont trouvé un père. Voilà mes sentimens : qniconcpie a vécui avec moi sait bien que je n'en ai point d'autres.'

Je me sois cm obligé de parler ainsi au public sur moi-même une fois en ma vie. A l'égard de ma tragédie, je n'en dirai rien. Réfuter des critiques est un vain amour-piopre; confondre la calomnie est un devoir.

PERSONNAGES

D. GUSMAN, gouyemeiu* du Pérou.

D. ALVAREZ, pèrede Gusipan, ancien gouTerneun

ZAMORÉ, souverain d'une partie du Potoze.

MONTÈZE, souverain dune autre partie.

ALZ I R£ , fiUe de Montèze.

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