‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 269 sur 446 · ZAMORE, AMERICAINS · texte numérisé non relu

ZAMORE, AMERICAINS

ZAMORE

Amis, de qui Taudacei aux mortels peu commune,

Renaît dans les dangers, et croit dans Finfortune;

Illustres compagnons de mon funeste sort,

N obtiendrons*nous jamais la vengeance ou la mort?

Vivrons-nous sans servir Alzire. et la patrie,

Sans ôter à Gusman sa détestable vie,

Sans trouver, sans punir cet insolent vainqueur,

Sans venger mon pays qu'a perdu sa fureur?

Dieux impuissans! dieux vains de nos vastes contrées!

A des dieux ennemis vous les avez livrées :

Et six cents Espagnols ont détruit sous leurs coups

Jffon pays et mon trône , et vos temples et vous.

Vous n'avez plus d'autels , et je n'ai plus d'empire ;

Nous avons tout perdu : je suis privé d' Alzire.

J'ai porté mon courroux, ma honte et mes regrets

Dans les sables mouvans, dans le fond des forêts.

De la zone brûlante et du milieu du monde ,

L'astre du jour ' a vu ma course vagabonde,

' L^astronomie , la g<fographie , la gcomëtrie étaient caltivëes au Përoa. On traçait des lignes sur des colonnes pour marquer les ëquinoxcs et les solstices.

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