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SCÈNE IL ALZIAE, ÉMIRE

▲ LZIRB.

Eh bien ! 7eut-on toujours rayir à ma présence Les habitans des lieux si chers à mon esiance? Ne puis'je Toir enfin ces captif malheureux, Et goûter la douceur de pleurer avec eux?

ÉMinB.

Ah ! plutôt de Gusman redoutez la furie,

Craignez pour ces captifs, tremblez pour la patrie, .

On nous menace, on dit qu'à notre nation

Ce jour sera le jour de la destruction.

On déploie aujourd'hui l'étendard de la guerre ;

On allume ces feux enfermés sous la terre ; ^

On assemblait déjà le sanglant tribunal ;

Montèze est appelé dans ce conseil fatal ;

C'est tout ce que j'ai su.

ALZIRB.

Ciel j qui m*ayez trompée , De quel étonnement je demeure frappée ! Quoi ! presque entre mes bras, et du pied de l'autel, Gusman contre les miens lève son bras cruel ! Quoi ! j ai fait le serment du malheur de ma vie ! Serment qui pour jamais m'avez assujettie ! Hymen, cruel hymen, sous quel astre odieux Mon père a-t-il formé tes redoutables nœuds ?

9te A.LZIRE,

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