ACTE III, SCENE Y
ALVAREZ, GUSMAN, ZAMORE, ALZIRE, mn.
▲ LTARBZy àsonfils.
Tu vois mon bienfaiteur, il est auprès d'Alzire. ( à Zamore. )
O toi ! jeune héros ! toi par qui je respire, Viens, ajoute à ma joie, en cet au^ste jour; Viens avec mon cher fils partager mon amour.
ZAMORB.
Qu*entends-je? lui , Gusman ! lui , ton fils , ce barbare?
ALZIRB.
Ciel ! détourne les coups que ce moment prépare.
ALTAaSZ.
Dans quel étonnement...
ZAMORB.
Quoi ! le ciel a permis Que ce vertueux père eût cet indigne fils ?
GUSMAN
Esclave, d*où te vient cette aveugle iiirie? Sais-tu bien qui je suis P
ZAMORB.
Horreur de ma patrie !
Parmi les malheureux que ton pouvoir a fiiits, Cbnnais-tu bien Zamore, et vois-tu tes forfaîu 7
GUSMAN
Toi!
ALVARBZ*
Zamore!
ZAMORB.
Oui, lui-même, à qui ta barbarie
Voulut 6ter l'honneur, et crut ôter la vie ; Lui, que tu fis languir dans des tounnens honteux, Lui, dont l'aspect ici te fait baisser les yeux. Ravisseur de nos biens, tyran de notre empire. Tu viens de m'arracher le seul bien où j'aspire. Achève, et de ce fer, trésor de tes climats. Préviens mon bras vengeur, et préviens ton trépas. La main, la même main qui t'a rendu ton père. Dans ton sang odieux pourrait venger la terre ; * Et j'aurais les mortels et les dieux pour amis. En révérant le père, et punissant le fils.
▲ LVARBZ, B GttunâB.
De ce discours, ô ciel ! que je me senfi confondre ! Vous sentez-voos coupable, et pouvez-vous répondre?
GUSMAN
Répondre à ce rebelle, et daigner m*avi1ir Jusqu'à le réfuter, quand je le dois punir! Son juste châtiment, que lui-même il prononce, Sans mon respect pour vous eût été ma réponse.
(àAldre.) Madame, votre cœur doit vous instruire assez A quel point en secret ici vous m'offensez ; Vous qui, sinon pour moi , du moins pour votre gloire, Deviez de cet esclave étouffer la mémoire ; Vous, dont les pleurs encore outragent votre époux; Vous, que j'aimais assez pour en être jaloux.
' Père doit rimer arec terre , parce qu'on les prononce tons den de même. Cest aux oreiDes et non pas aux yeux qu^il faut rimer. Ceb est ii Ttai , que le mot paon n*a jamais rimé avec Pham , quoique Forthographe soit la même : et le mot encore rime très bien avec «^Aorre, quoiqu'il n'y ait qu'un r ■ l'un et qu'il j en ait deux à Pantre. La rime est faite pour l'oreille : un usage oootraire ne serait qu'une pédanterie ridicule et déraisonnable.