‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 288 sur 446 · ACTE m, SCENE V · texte numérisé non relu

ACTE m, SCENE V

ALZIRB.

(àGoinaa.) (àAhram.)

Cruel! Et tous, seigneur! mon protecteur, son père t

(àZamore.) Toi! jadis mon espob en un temps plus prospère, Voyez le joug horrible où mon sort est lié. Et frémissez tous trois d'horreur et de pitiés

( en montrant Zamore. ) t

Voici lamant, Tépoux que me choisit mon père, . Ayant que je connusse un nouvel hémisphère , Avant que de TEurope on nous portât des fers. . Le bruit de son trépas perdit cet univers : Je vis tomber Tempire où régnaient mes ancêtres ; Tout changea sur la terre, et je connus des maître* Mon père infortuné, plein d'ennuis et de joiu's, Au Dieu que vous servez eut à la fin recours : C^est ce Dieu des chrétiens que devant vous j'atteste ; Ses autels sont témoins de mon hymen funeste; C'est aux pieds de ce Dieu qu'un horrible serment Me donne au meurtrier qui m'ôta mon amant. Je connais mal peut-être une loi si nouvelle ; Mais j'en crois ma vertu, qui parle aussi haut qu'elle. Zamore, tu m'es cher, je t'aime, je le doi; Mais après mes sermens je ne puis être à toi. Toi, Gusman, dont je suis l'épouse et la victime, Je ne suis point à toi, cruel, après ton crime. Qui des deux osera se venger aujourd'hni ? Qui percera ce cœur que l'on arrache à hri ? Toujours infortunée, et toujours criminelle. Perfide envers Zamore, à Gusman infidèle, Qui me délivrera , par un trépas heuretix. De la nécessité de vous trahir teuis dent? Gusman, du sang des miens ta main déjà rougie

TBBilTRE. TOUS II. ^/i

Frémira moins qu une autre à m'arracher la vie. De rhymep , de l'amour il fiiut venger les droits : Punis une coupable , et sois juste une fois.

GUSMAN

Ainsi TOUS abusez d*un reste d*indulgence Que ma bonté trahie oppose à votre offense : Mais vous le demandez, et je vais vous punir; Votre supplice est prêt, mon rival va périr. Holà, soldats.

ALZIRB.

Cruel!

ATiVARSZ.

Mon fils , qu'allez-vous faire ?

Respectez ses bienfaits, respectez sa misère. Quel est Tétat horrible, 6 ciel, où je me vois ! L'un tient de moi la vie, à l'autre je la dois ! Ah ! mes fils, de ce nom ressentez la tendresse; D'un père infortuné regardez la vieillesse ; Et du moins....

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