‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 298 sur 446 · SCÈNE VL ALZIRE, ÉMIRE · texte numérisé non relu

SCÈNE VL ALZIRE, ÉMIRE

ALZIHB.

Chbrs Émire, est-ce toi ? quVt-on fait? qu*a$-tu vu? Tire-moi, par pitié, de mon doute terrible.

i]fIHS«

Ah ! n'espérez plus rien : sa perte est infaillible.

Des armes du soldat qui conduisait ses pas

Il a couvert son front, il a chaîné son bras.

Il s'éloigne : à l'instant le soldat prend la fuite ;

Votre amant au palais court et se précipite;

Je le suis en tremblant, parmi nos ennemis,

Parmi ces meurtriers dans le sang endormis,

Dans l'horreur de la nuit, des morts et du silence.

Au palais de Gusman je le vois qui s'avance;

Je l'appelais en vain de la voix et des jeux ;

Il m'échappe , et soudain j'entends des cris affreux :

J'entends dire : « Qu'il meure : > on court , on vole aux armes;

Retirez-vous, madame, et fuyez tant d'alarmes :

Rentrez.

ALZIRB.

Ah ! chère Emire, allons le secourir.

ÉMIRB.

Que pouvez^vous, madame, 6 ciel !

ÀLZIRE.

Je puis mourir.

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