SCÈNE V
LBS PaBciDBNS, RONDON.
aoNnoN.
MiLfoi!
Il nous arrive une plaisante affaire.
FIBBBNPAT.
Eh quoi , monsieur ?
RONnoir.
Écoute. A ton vieux père J'allais porter notre papier timbré , Quand nous l'avons ici près rencontré, Entretenant au pied de cette roche Un voyageur qui descendait du coche,
LISB.
Un voyageur jeune?....
aoifDOif.
Nenni vraiment, Un béqiiillard , un vieux ridé sans dent. Nos deux barbons d'abord avec franchise L'un contre l'autre ont mis leur barbe grise; Leurs dos voûtés s élevaient, s'abaissaient Aux longs élans des soupirs qu'ils poussaient. Et sur leur nez leur prunelle éraillée Versait les pleurs dont elle était mouillée ; Puis Euphémon, d'un air tout rechigné,
TipiATRB. TOMB II. g-
tig t'ENFÀNT PRODIGUE,
Dans son lo^s soudain s*est rencogné :
Il dit qu'il sent une douleur insigne, Qu'il faut au moins qu'il pleure avant qu'il signe. Et qu'à personne il ne prétend parler.
Ah ! je prétends, moi, l'aller consoler.
Vous savez tous comme je le gouverne ,
Et d'assez près la chose nous concerne :
Je le connais, et dès qu'il me verra
Contrat en main , d'abord il signera.
Le temps est cher, mon nouveau droit d'aînesse
Est un objet....
LISB.
Non , monsieur, rien ne presse.
RONDON.
Si £Eiit, tout presse; et c'est ta fiiule aussi Que tout cela.
LISB.
Comment? moi! ma faute?