‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 345 sur 446 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

EUPHÉMON fils, FIERENFAT, JASMIN.

JASMIN

YoiLA, je crois, ce président si sage.

BUPHBMON fils.

Lui ? je n'avais jamais vu son visage.

Quoi ! cest donc lui, mon firère, mon rival ?

FIERENFAT.

En vérité, cela ne va pas mal ; J ai tant pressé , tant sermonné mon père. Que malgré lui nous finissons l'affaire, (en Toyant Jasmin. )

Où sont ces gens qui voulaient me servir ?

JASXIN.

C'est nous, monsieur; nous venions nous ofiBrir Très humblement.

FIERENFAT.

Qui de vous deux sait lîreP

JASMIN

C'est lui, monsieur.

FIERENFAT.

Il sait sans doute écrire?

JASMIN

Oh ! oui , monsieur , déchiffrer , calculer.

FIERENFAT.

Mais il devrait savoir aussi parler.

JASMIN

Il est timide , et sort de maladie.

FIERENFAT.

Il a pourtant la mine assez hardie ;

456 l'EWFANT PRODIGUE,

Il me paraît qu*il sent assez son bien. Combien veux-tu gagner de gages ?

BUPHÉMON fils.

Rien.

JASMIH.

Oh ! nous ayons , monsieur, Tâme héroïque.

FIERENFAT.

A ce prix-Iâ, riens, sois mon domesti({ue; C'est un marché que je veux accepter; Viens, à ma femme il £siut te présenter.

BUPHÉMON fils.

A votre femme?

FIBREHFAT.

Oui , oui , je me marié»

BUPHÉMON fils.

Quand?

FIBBBNFAT.

Dès ce soir.

BUPHÉMOH fils.

Ciel !.... Monsieur, je vous prie , De cet objet vous êtes donc charmé ?

FIBEBUFAT.

OuL

BUPHÉMON fils.

Monsieur....

FIBBBNFAT.

Hem!

BUPHEMON fils.

En seriez-vous aimé?

FIBBBNFAT.

Oui. Vous semblez bien curieux , mon drôle !

BUPHÉMON fils.

Que je voudrais lui couper la parole ,

Page 1