ACTE IV, SCENE III
Rose et Fabert ont ainsi commencé.
LISE
Ce désespoir esl d'une âme bien haute, Il est d'un cœur au-dessus de sa faute; Ces sentimens me touchent encor plus Que vos pleurs même à mes pieds répandus. Non , Euphémon , si de mol je dispose^ Si je peux fuir Thymen qu'on me propose, De votre sort si je puis prendre soin , Pour le changer vous n'irez pas si loin.
BUVBBMON fils. •
O ciel ! mes maux ont attendri votre âme !
LISE
Ils* me touchaient : votre remords m'enflamme.
BrPHÉMON fils.
Quoi ! Tos beaux yeux , si long-temps courroucés, Avec amour sur les miens sont baissés f Vous rallumez ces feux si légitimes.
Ces feux sacrés qu avaient éteints mes crimes. Ah ! si mon frère, aux trésors attache , Garde mon bien à mon père arraché ; S'il engloutit à jamais l'héritage Dont la nature avait fait mon partage; Qu'il porte envie à ma félicité :
Je vous suis cher, il est déshérité.
Ah ! je mourrai de l'excès de ma joie !
MARTHE
Ma foi, c'est lui qu'ici le diable envoie.
LISE
Contraignez donc ces soupirs enflammés ; Dissimulez.
EtrPHBMOir fils.
Pourquoi , si vous m'aimez ?
Ah! redoutez mes parens, TOtre père!
Nous ne pouTons cacher à votre frère Que vous avez embrasse mes genoux ; Laissez-le au moins ignorer que c est tous.
XAETHB.
Je ris déjà de sa grave colère.