‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 363 sur 446 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

LISE, MARTHE, RONDON.

RONDON. ^

Matoisb , mijaurée !

Fille pressée , âme dénaturée !

Ah ! Lise , Lise , allons , je veux savoir Tous les entours de ce procédé noir.

Çà , depuis quand connais-tu le corsaire ? Son nom , son rang ? comment t a-t-il pu plaire ? De ses méfaits je veux savoir le fiL D'où nous vient-il P en quel endroit est-il ? Réponds, réponds : tu ris de ma colère? Tu ne meurs pas de honte.*^

LISB.

Non , mon père.

RONDON.

Encor des n€»n ? toujours ce chien de ton;

48a L'ENFANT PRODIGUE,

Et toujours non, quand on parle à Rondon I La négative est pour moi trop suspecte : Quand on a tort, il faut qu'on me respectai Que Ton me craigne , et qu on sache obéir.

LISB.

Oui, je suis prêté à tous tout découvrir.

ROICDON.

Ah ! c'est parler cela ; quand je menace On est petit...

I«ISB*

Je ne veux qu'une grâce , C'est qu'Euphémon daignât auparavant Seul en ce lieu me parler un moment.

&ONDON.

Euphémon ? bon ! eh ! que pourra-t-il £aire ? C'est à moi seul qu'il faut parler.

LISE

Mon père, Tai des secrets qu'il fiiut lui confier ; Pour votre honneur claignez me l'envoyer; Daignez.... c'est tout ce que je puis vous dire.

RONDON.

A sa demande encor faut -il souscrire?

A ce bon-homme elle veut s'expliquer; On peut fort bien souffrir, sans rien risquer, Qu'en confidence elle lui parle seule ; Puis sur-le-champ je doitre ma bégueule.

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