SCÈNE V/ EUPHÉMON père, LISE
LtSB.
Uiv siège.... Hélas!... Monsieur, asseyez-vous, Et permettez que je parle à genoux.
BUPHBltOn, rempécluDt de M mettre à genoux.
Vous m'outragez.
LISB.
Non , mon cœur votis révère ; Je vous regarde à jamais comme un père.
BUPHÉMON père.
Qui? vous ! ma fille?
LISB.
Oui , j*08e me flatter Que c'est un nom que j ai su mériter.
BUPRÉMOif père.
Après Féclat et la triste aventure
TUÉATRX. TOMB II* 3l
Qui de nos nœucU a causé la rupture !
LISB.
Soyez i;non juge , et lisez dans mon cœur; Mon juge enfin sera mon protecteur.
Écoutez-moi ; vous allez reconnaître Mes sentimenSy et les valves peut-éire.
( Elle prend un $iëge â cAtë de loi. ) Si votre cœur avait été lié , Par la plus tendre et plus pure amitié, A quelque objet de qui l'aimable eitfance Donna d*abord la plus belle espérance, Et qui brilla dans son heureux printemps. Croissant en grftce, en mérite, en talens; Si quelque temps sa jeunesse abusée, Des vains plaisirs suivant la pente aisée, Au feu de Tàge avait sacrifié Tous ses devoirs, et même ramitié...*
BUPHBMOH père.
Eh bien ?
LISE
Monsieur, si son expérience Eût reconnu la triste jouissance De ces faux biens, objets de ses transports , Nés de Terreur, et suivis des remords; Honteux enfin de sa folle conduite.
Si sa raison , par le malheur instruite , l)e ses vertus rallumant le flambeau.
Le ramenait avec un dœur nouveau ; Ou que plutôt, honnête homme et fidèle, Il eût repris sa forme naturelle ; Pourriez*vous bien lui fermer aujourd'hui L accès d'un cœur qui fut ouvert pour lui ?