‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 365 sur 446 · ACTE V, SCENE V · texte numérisé non relu

ACTE V, SCENE V

suPH^MOH pèra.

De ce portrait que voulez -vous conclure? ' Et quel rapport a-t«il à mon injure P Le malheureux qu'à vos pieds on a vu Est un jeune homme en ces lieux inconnu ; Et cette veuve, ici, dit elle-même Qu elle l'a vu six mois dans Angouléme ; Un autre dit que c'est un effronté , D'amours obscurs follement entêté ; Et j'avoÀrai que ce portrait redouble L etonnement et l'horreur qiû me trouble.

I«ISB.

Hélas ! monsieur , quand vous aurez appris Tout ce qu'il est, vous serez plus surpris. De grâce, un mot; votre âme est noble et belle; La cruauté n'est pas faite pour elle : N'est-il pas vrai qu'Euphéroon votre fils Fut long-temps cher à vos yeux attendris ? BUPHBMON père.

Oui, je l'avoue, et ses lâches offenses

Ont d'autant mieux mérité mes vengeances :

J'ai plaint sa mort, j'avais plaint ses malheurs ;

Mais la nature, au milieu de mes pleurs,

Aurait laissé ma raison saine et pure

De ses excès punir sur lui l'injure.

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Vous ! vous pourriez à jamais le punir. Sentir toujours le malheur de haïr, Et repousser encore avec outrage Ce fils changé, devenu votre image, Qui de ses pleurs arroserait vos pieds ! Le pourriez-votts ?

EVPuiMon père.

Hélas ! TOUS oubUez Qu'il ne hnl point par de noitveaux sapplÎGes De ma blessure ouvrir les cicalrioes.

Mon fik est mort, ou mon fils, loin d'ici, Est dans le crime à jamais endurci :

De la vertu s*il eftt repris la trace, Viendrait-il pas me demander sa griloe ?

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