RAMIRE, IDAMORE
IDAVOHF.
Oiri } Diea même est pour nous ; om, ce Dieu de la guerre
Nous appelle sur Fonde et désarme la terre.
Tous voyez les sujets du triste Bënassar
Suspendre leurs fureurs au pied de ce rempart :
Ils ont cpiitté ces traits y ces funestes machines
Qui des murs d'Arsénié apportaient les ruines^
Tout ce grand appareil qui , dans quelques momens ,
Pouvait de ce palais briser les fondemens.
Cependant l'heure approche où la mer favorable
Va quitter avec nous ce rivage effroyable.
Seigneur, au nom d*Atîde, au nom de nos malheurs,
Et de tant de périls y et de tant de douleurs ,
Par le salut public devant qui tout s'efFace,
Par ce premier devoir des rois de notre race,
Ne songez qu'à. partir^ et ne rougissez pas
Des bontés de Zulime et de ses attentats :
Ne fiiyez point les dons de sa main bienfesante,.
Envers les siens coupable, envers nous innocente f
Entouré d'ennemis dans ce séjour d'horreur,
Craignez. •••
RAVIRE.
Mes ennemb sont au fond de mon cœur.
$i9 ZULIME,
Atide la touIu ; c'est assez, Idamore.
IDAMOaB.
Comment ! quel repentir peut tous troubler encore ? Qui TOUS retient?
RAMIRE
L'honneur. Crois-tu qu'il soit permis D*£tre injuste, infidèle, et traître à ses amis?
IDAKOaS.
Non j sans doute, seigneur, et ce crime est inAme.
RAlIiaB.
Est-il donc plus permis de trahir une femme, De la conduire au pi^ge, et de Fabandonner?
lUAMORB.
Un plus grand intër&t doit tous déterminer. Voudriez-iKOus livrer à Ihorreur des supplices Ceux (jui vous ont Touë leur vie et leurs services? Entre Zulime et nous il est temps de choisir.
RAMIRR.
Eh bien ! qui de vous tous me faut-il donc trahir ? Faut-il qaei malgré nous, il soit des conjonctures Où le cœur égaré flotte entre les parjures ? Où la vertu, sans force, et prête à succomber, Ne voit que des écueils et tremble d'y tomber? Tu sais ce que pour nous Zulime a daigné faire ; Elle renonce à tout, à son trône, à son père, A sa gloire, en un mot;. il faut en convenir. Armé de ses bienfaits, moi, j'irais l'en punir ! C*est trop rougir de moi : plains ma dotdeur mortelle
IDAMORJÇ.
Rougissez de tarder ,.Yalence vous appelle ;
Les momens sont bien chers; et si vous hésitez....
RAVZRB.
Non ; je vais m'ezpliquer. et lui dire..... .