‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 386 sur 446 · RAMIRE, IDAMORE · texte numérisé non relu

RAMIRE, IDAMORE

IDAVOHF.

Oiri } Diea même est pour nous ; om, ce Dieu de la guerre

Nous appelle sur Fonde et désarme la terre.

Tous voyez les sujets du triste Bënassar

Suspendre leurs fureurs au pied de ce rempart :

Ils ont cpiitté ces traits y ces funestes machines

Qui des murs d'Arsénié apportaient les ruines^

Tout ce grand appareil qui , dans quelques momens ,

Pouvait de ce palais briser les fondemens.

Cependant l'heure approche où la mer favorable

Va quitter avec nous ce rivage effroyable.

Seigneur, au nom d*Atîde, au nom de nos malheurs,

Et de tant de périls y et de tant de douleurs ,

Par le salut public devant qui tout s'efFace,

Par ce premier devoir des rois de notre race,

Ne songez qu'à. partir^ et ne rougissez pas

Des bontés de Zulime et de ses attentats :

Ne fiiyez point les dons de sa main bienfesante,.

Envers les siens coupable, envers nous innocente f

Entouré d'ennemis dans ce séjour d'horreur,

Craignez. •••

RAVIRE.

Mes ennemb sont au fond de mon cœur.

$i9 ZULIME,

Atide la touIu ; c'est assez, Idamore.

IDAMOaB.

Comment ! quel repentir peut tous troubler encore ? Qui TOUS retient?

RAMIRE

L'honneur. Crois-tu qu'il soit permis D*£tre injuste, infidèle, et traître à ses amis?

IDAKOaS.

Non j sans doute, seigneur, et ce crime est inAme.

RAlIiaB.

Est-il donc plus permis de trahir une femme, De la conduire au pi^ge, et de Fabandonner?

lUAMORB.

Un plus grand intër&t doit tous déterminer. Voudriez-iKOus livrer à Ihorreur des supplices Ceux (jui vous ont Touë leur vie et leurs services? Entre Zulime et nous il est temps de choisir.

RAMIRR.

Eh bien ! qui de vous tous me faut-il donc trahir ? Faut-il qaei malgré nous, il soit des conjonctures Où le cœur égaré flotte entre les parjures ? Où la vertu, sans force, et prête à succomber, Ne voit que des écueils et tremble d'y tomber? Tu sais ce que pour nous Zulime a daigné faire ; Elle renonce à tout, à son trône, à son père, A sa gloire, en un mot;. il faut en convenir. Armé de ses bienfaits, moi, j'irais l'en punir ! C*est trop rougir de moi : plains ma dotdeur mortelle

IDAMORJÇ.

Rougissez de tarder ,.Yalence vous appelle ;

Les momens sont bien chers; et si vous hésitez....

RAVZRB.

Non ; je vais m'ezpliquer. et lui dire..... .

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