‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 389 sur 446 · ACTE H, SCENE II. 5a · texte numérisé non relu

ACTE H, SCENE II. 5a

aXMIEB.

Une loi formidable , éternelle.

ZULIMJB»

Vous m*anraçbez le oceur ; achevez, ^elle es^6^e ?

EAMIRB.

C'est la religion.... Je wb qtt*en tos climats, Oii vingt peuples mêlés ont changé tant d états , L'hymen unit souvent ceux que leur loi divise, En Espagne autrefois cette indulgence admise Désormais parmi nous est un crime odieux ; La loi dépend toiyours et des temps et des lieux. Mon sang dans mes états m'appelle au rang suprême, Mais il est un pouvoir au-dessus de moi-même.

ZULXMB,

Je t'entends ; cher Bamire , il Csiut t'ouvrir mon cœur :

Pour ma religion j'ai connu ton horreur^

J'en ai souvent gémi ; mais , s'il ne fiiut rien taire ,

A mon âme en secret tu la rendis moins chère.

Soit erreur ou raison, soit ou crime ou devoir.

Soit du plus tendre amour l'invincible pouvoir ,

( Puisse le juste ciel excuser mes faiblesses ! )

Du sang en u faveur j'ai bravé les tendresses ;

Je pourrai t'immoler, par de plus grands efforts».

Ce culte mal connu de ce sang dont je sors ;

Puisqu'il t'est odieux, il doit un jour me Tétre*

Fidèle à mon époux, et soumise à mon maître ,

J'attendrai tout du temps et d'un si cher lien.

Mon cœur servirait-il d'autre Dieu que le ûen ?

Je vois couler tes pleurs ; tant de soin , tant de flamme ,

Tant d'abandonnement ont pénétré ton âmet

Adressons lun et l'autre au Dieu de tes autels

Ces pleurs que l'amour verse, et ces vœux solennels.

Qu'Atide y soit présente ; elle approche ; elle m*ain)e :

Sa4 ZULIME,

Que son amitië tendre ajoute à rimotur même.

Âtide !

C'en est trop; et mon cœur dédiiré...»

Page 1