‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 392 sur 446 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

ZULIME, BÉNASSAR, SÉRAME.

ZULIKB.

Lb voici j je frissonne , et mes yeux s'obscurcissent* Terre , que devant lui tes gouffires m'engloutissent ! Sérame, soutiens-moi.

BBNASSAR.

C'est elle!

ZUIilKB.

O désespoir!

BJ&NASSAB.

Tu détournes les yeux, et tu crains de me voir !

ZULIMB.

Je me meurs! Ah, mon père !

BiNASSAB.

0 toi qui ius ma fiUe,

SaS ZULIME,

Cher espoir autrefois de ma triste £imille,

Toi qui dans mes chagrins étais mon seul recours ,

Tu ne me connais plus P

Ztftiltfi, ]k gênoax.

le TOUS connais toujours ; Je tombe en frémissant à ces pieds que f embrasse , Je les baigne de pleurs , et je n*ai point Taudace De lever jusqu'à tous un regard criminel Qui ferait trop rougir votre front paternel.

bÉnassar.

Sais-tu quelle est Thorreur dont ton crime m'accable ?

zulime/ Je ^is trop qu'à vos yeux il est inexcusable.

BIBNASSAR.

J*aurais pu te punir , j'aurais pu dans ces tours Ensevelir ma honte et tes coupables jours.

ZULIMB. ,

Votre colère est juste, et je Tai méritée.

BBNASSAR.

Tu vois trc^ que mon cœur ne Fa point écoutée. Lève-toi ; ta douleur conunence à m attendrir ,

(EUeserelère.) Et le cœur de ton père attend ton ^repentir. Tu sais si dans ce cœur, trop indulgent, trop tendre, Les cris de la nature ont su se faire entendre. Je vivais dans toi seule ; et jusque à ce jour Jamais père à son san^ n*a marqué plus d'amour. Tu sais si j'attendais qu'an bèut de ma carrière Ma bouche en eipirant nomm&t mon héritière , Et cédât, malgré moi, par des soins superflus, Ce qui dans ces momens ne nous appartient plus. Je n'ai que trop vécu ; ma prodigue tendresse Prévenait par ses dons dm caduque vieillesse.

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