SCÈNE V
RAMIRE, BÉNASSAR.
BÉNASSAR,
Dbmburb, malheureux l Demeure.
BAMIRB*
Que veux-tu ?
BENASSAm.
Cruel ! oe que je veux?
Après tes attentats y après ta fuite infiàme. L'humanité y l'honneur, entrent^ils dans ton âme?
RAMIRB.
Crois-moi , l'humanité règne au fond de ce cœur Qui pardonne à ton doute , et qui plaint ton malheur : L'honneur est dans ce cœur qui brava la misère.
BBNASSAR.
Tu ne braves, ingrat, que les larmes d'un père:
Tu laisses le poignard dans ce cœur déohké;
Tu pars , et cet assaut est encor différé.
La mer t'ouvre ses flots pour enlever ta proie :
Eh l>ien ! prends donc pitié des pleurs où je me noie ;
Prends pitié d'un vieillard trahi, déshonoré,
D'un père qui chérit un cœur dénaturé.
Je te crus vertueux, Ramire, autant que brave $
Je corrigeai le sort qui te fit mon esclave :
Je te devais beaucoup , je t'en donnais le prix ;
J'allais avec les tiens te rendre à ton pays.
Le ciel sait si mon cœur abhorrait l'injustice
Qui voulait de ton sang le fatal sacrifice.
Ma fille a cru, sans doute, une indigne terreur;