‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 402 sur 446 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

RAMIRE, BÉNASSAR.

BÉNASSAR,

Dbmburb, malheureux l Demeure.

BAMIRB*

Que veux-tu ?

BENASSAm.

Cruel ! oe que je veux?

Après tes attentats y après ta fuite infiàme. L'humanité y l'honneur, entrent^ils dans ton âme?

RAMIRB.

Crois-moi , l'humanité règne au fond de ce cœur Qui pardonne à ton doute , et qui plaint ton malheur : L'honneur est dans ce cœur qui brava la misère.

BBNASSAR.

Tu ne braves, ingrat, que les larmes d'un père:

Tu laisses le poignard dans ce cœur déohké;

Tu pars , et cet assaut est encor différé.

La mer t'ouvre ses flots pour enlever ta proie :

Eh l>ien ! prends donc pitié des pleurs où je me noie ;

Prends pitié d'un vieillard trahi, déshonoré,

D'un père qui chérit un cœur dénaturé.

Je te crus vertueux, Ramire, autant que brave $

Je corrigeai le sort qui te fit mon esclave :

Je te devais beaucoup , je t'en donnais le prix ;

J'allais avec les tiens te rendre à ton pays.

Le ciel sait si mon cœur abhorrait l'injustice

Qui voulait de ton sang le fatal sacrifice.

Ma fille a cru, sans doute, une indigne terreur;

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