‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 410 sur 446 · SS&AMB · texte numérisé non relu

SS&AMB

Au milieu du carnage.

D'un pas déterminé, d'un œil plein de courage.

548 ZULIMË,

S'élançant dans la foule , étonnant les soldats, Sa beauté, son audace ont arrêté leurs bras. Vos guerriers, qui pensaient venger votre querelle , Unis avec les siens, se rangent autour d'elle. Voilà ce qu'on m*a dit^ et j'en frémis d'efiroi.

ZULIMB.

Ramire vit encore, et ne vit point pour moi ! Ramire doit la vie à d'autres qu'à moi-même! Une autre le défend; c'est une autre qu'il aime! Et c'est Atide !.... Allons, le charme est dissipé: Je déchire un bandeau de mes larmes trempé; Je revois la lumière , et je sors de labîme Où me précipitaient ma &iblesse et leur crime. Ciel! quel tissu d'horreurs ! ah ! j'en avais besoin; De guérir ma blessure ils ont pris l'heureux soin. Va, je renonce à tout, et même à la vengeance : Je verrai leur supplice avec l'indifférence Qu'inspirent des forfaiits qui ne nous touchent pas. Que m'importe en efibt leur vie ou leur trépas i C'en est fiiit.

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