TIDE
Ramire et moi , seigneur , si nous vivons , C'est votre auguste fille à qui nous le devons.
(àZulime. )
Je l'avoue à vos pieds : et moi , pour récompense , Je vous coûte à la fois la gloire et l'innocence. Trahissant l'amitié, combattant vos attraits, Je m'armab contre vous de vos propres bienfiiits; J'arrachais de vos bras , j'enlevais à vos charmes L'objet de tant de soins, le prix de tant de larmes: Et lorsque vous sortez de ce gouffre d'horreur, Ma main vous y replonge , et vous perce le cœur. Tout semble s'élever contre ma perfidie : Mais j'aimais comme vous : ce mot me justifie ; Et d'un lien sacré l'invincible pouvoir Accrut cet amour même , et m'en fit un devoir. Il fiiut dire encor plus; vous le savez, on m'aime. Mais malgré mon hymen, et malgré l'amour même, Je vous immolai tout ; je vous ai £ût serment ,