H AMIBE
* Vont nous conduire aux bords si long-temps souhaités. J'ai vu de ces rochers , dont la cime élevée Commande à ces deux mers dont l'Europe est lavée , Un vaisseau que les vents font voler vers ces lieux. Les pavillons d'Espagne éclaUient k mes yeux. Bientôt l'heureux reflux des mers obéissantes Apportera vers lui nos dépouilles flottantes. Une barque légère est auprès de ces bords ; Mes mains la chargeront de nos plus chers trésors.
(^Zoline.)
Vous y serez , Atide.... Et vous, princesse auguste,
Vous dont la seule main changea le sort injuste,
Vous par qui nos captifs ne portent désormais
Que les heureux liens formés par vos bienfaits....
Quoi ! vos yeux , à ma voix , semblent mouillés de larmes !
ZULIMB.
Dans de pareils momens y on n'est point sans alarmes , etc.
HAMIKK.
*Qiie mes joiin immolés à Totre sûreté....
ZULIMK.
* Consenrez-les , cher prince , ils m'ont assez coûté !
Mais quels discours, grands dieux i que je ne puis ccmprendre! Pourquoi me parlez-yous de sang prêt à répandre ? Est-ce ainsi que mon cœur doit être rassuré ?
ATIOB.
Eh ! madame , à quels soins votre amour est lirré ? Prête à yoir ayec nous les riyes de Valence , Contre le sort jaloux faut-il d'autre assurance ? Partons , dérobons-nous aux peuples irrités
* Qui poursuivent sur nous l'excès de vos bontés.