‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 425 sur 446 · H AMIBE · texte numérisé non relu

H AMIBE

* Vont nous conduire aux bords si long-temps souhaités. J'ai vu de ces rochers , dont la cime élevée Commande à ces deux mers dont l'Europe est lavée , Un vaisseau que les vents font voler vers ces lieux. Les pavillons d'Espagne éclaUient k mes yeux. Bientôt l'heureux reflux des mers obéissantes Apportera vers lui nos dépouilles flottantes. Une barque légère est auprès de ces bords ; Mes mains la chargeront de nos plus chers trésors.

(^Zoline.)

Vous y serez , Atide.... Et vous, princesse auguste,

Vous dont la seule main changea le sort injuste,

Vous par qui nos captifs ne portent désormais

Que les heureux liens formés par vos bienfaits....

Quoi ! vos yeux , à ma voix , semblent mouillés de larmes !

ZULIMB.

Dans de pareils momens y on n'est point sans alarmes , etc.

HAMIKK.

*Qiie mes joiin immolés à Totre sûreté....

ZULIMK.

* Consenrez-les , cher prince , ils m'ont assez coûté !

Mais quels discours, grands dieux i que je ne puis ccmprendre! Pourquoi me parlez-yous de sang prêt à répandre ? Est-ce ainsi que mon cœur doit être rassuré ?

ATIOB.

Eh ! madame , à quels soins votre amour est lirré ? Prête à yoir ayec nous les riyes de Valence , Contre le sort jaloux faut-il d'autre assurance ? Partons , dérobons-nous aux peuples irrités

* Qui poursuivent sur nous l'excès de vos bontés.

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