SCÈNE PREMIÈRE
IDAMO&C.
Envers les siens coupable , envers voas innocente » Je sais combien de lois et combien de raisons Ont banni l'alliance entre vos deux maisons. Plus puissant que les lois , le préjugé sépare Les peuples de l'Espagne et ce peuple barbare. Mais d'une loi plus juste entendez mieux la voix ; Que tout préjugé cède à l'intérêt des rois : Que vous y l'étaty Atide....
AAMIHE.
Arrêtez , Idamôre.
Faut-il pour vivre beoreux que je me déshonore ? Eh ! le trône et la vie ont-ils donc tant d'appas ?
IDAMORK.
Vous VOUS trompez , seigneur, et ne m'entendez pas. Quel est donc cet opprobre , et quel est donc le crime De payer dignement les bontés de Zulime ? Vos jours à la servir doivent se consacrer. Et l'oubli des bienfaits peut seul déshonorer.
RAMIRK.
Je le sais comme toi , juge de mes supplice*. -
Le premier des liens est celui des services ;
C'est celui d'un cceur juste ; et malgré tous mes feux ,
Celui de l'amour même est moins fort à mes yeux.
Mais tu sais quels saints nœuds ont enchaîné ma vie ,
Quels sermens j'ai formés, quel tendre hymen me lie.
Que je rentre à jamais aux fers où je suis né ,
Tond)e en cendre le trône où je suis destiné ,
Si je trahis jamais la malheureuse Atide !
Mais aussi que la foudre écrase le perfide ,
Que je sois en horreur aux siècles à venir >
S'il faut tromper Zulime et s*il faut la trabir !
IDAMOBB.
Ah ! seigneur , croyez-moi , son erreur est trop chère : N'arrachez point un yoile à tons trois nécessaire : II n'est de malheureux que les ocrars détrompés. D'un jour trop odieux ses yeux seraient frappés : Cessez....
BAMimE.
Ah ! fallait-il que U funeste adresse De Zulime à ce point égarât la faiblesse ? Fallait-il lui promettre et ma main et mon cœur ? lis n'étaient point à moi , tu m'as perdu d'honneur.
IDAMOEJE.
C'est moi qui tous sauvai, vous, Atide et Valence. Un trdne vous appelle , et Totre esprit balance ! Et d'un vain repentir tous écoutez la toîz !