SCÈNE IL
ZULIMX.
* Mettons près deâ humains ma gloire en sûreté ,
Et du Dieu qui m'entend méritons U bonté.
Eh quoi ! tous soupirez ! Quel trouble tous agite ?
HAMiac.
Pleine de tos bontés mbn tee est interdite. Je suis un malheureax y destiné désoraiais A d*étemels chagrins plus grands que tos bienfaits.
.... Tout nous unit , mais le ciel nous diTise. Ignorez-Tous les lois où l'Espagne est soumise ?
ZUJLIMS.
Je ne crains point ces lois : leur triste dureté Cède aux rois , à l'amour, à la nécessité. Des plus austères lois que puifr^'e aToir à craindre ? Si nos droits sont sacrés , qui pourrait les enfreindre ?
* Quels sont donc les humains qui peuplent tos états ?
* Ont-ils fait quriques lois piour former des ingrats ?
aAMias.
Je suis loin d'être ingrat , et mon casur ne peut rétre.
Sans doute.
BAMian.
Mais le sang dont le ciel nous £t naître Mit entre nos aïeux , entre nos nations» Tant de mépris, de haine et de diTisions ! Mon peuple aTCC dépit Terrait parmi ses reines La fille des tyrans dont il reçut des chaînes.
ZIII.IMS.
Votre peuple Terra sans haine et sans effroi Cette main qui brisa les chaînes de son roi.
AA.MIHK.
Oui f TOUS adoucirez leur courage inflexible. Quel cœur à yos vertus pourrait être insensible ? Mais malgré ces vertus y malgré tant de b'ens , Malgré les vœux du peuple unis avec les miens , n est une barrière invincible , étemelle....
ZULIMK.
* Vous m'arrachez le coeur : achevez , «pelle est-elle?
C'est la religion, la première des lois. Souveraine immortelle et du peuple et des rois. Ce puissant Mahomet , auteur de votre race , De la moitié du monde a pu changer la face ; De l'Inde au mont Atlas il est presque adoré ; Mais chez nos nations son culte est abhorré. De nos autels jaloux l'inflexible puissance Entre Znlime et moi proscrit toute alliance.
ZULIMB.
Je t'entends y cher Ramire , etc.