‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 432 sur 446 · SCÈNE IL ZULIM^, ATIDB, RAMIRE · texte numérisé non relu

SCÈNE IL ZULIM^, ATIDB, RAMIRE

Vbhbz , prince ; il est temps qa'un aren légitime Efface derant moi les soupçons de Zolime. Seigneur, immolez tout , quoi qu'il puisse en coûter. Ses bien&iu sont trop grands , il les faut mériter. Votre devoir....

nAMIAB.

Madame , en ce moment ftmeste , Mon deroir est de yaincre et d'oublier le reste. Votie père à grands cris appelle ses soldato , Je Tiens pour tous saurer ; volez » suivez mes pas. Déjà qndques guerriers y qui devaient vous défendre » Aux pleurs de Bénassar étaient prêts à se rendre ; Honteux de vous prêter un sacrilège appui , Leurs fronts, en rougissant, s'abaissaient devant lui. Ne perdons point de temps , courez vers le rivage ; Je puis avec les miens défendre le passage. Déjà des matelots entendez les clameurs ; Venez , ne craignez rien de vos persécuteurs.

ZTJX.IMB.

* Moi , craindre ? Ak I c'est pour vous que j'ai connu la crainte !

* Croyez-moi : je commande enoor dans cette enceinte; *La porte de la mer ne s'ouvre qu'à ma voix. Voyons mon père au moins pour la dernière ibis. Apprenez à mon père , à l'Afrique jalouse ,

Que je fiiis mon deyoir en partant votre épouse*

BAMIBB.

Eh ! pouvez-vous, madame, en ces momens d'horreur, D'un amour qu'il déteste écouter la douceur ? Si le ciel qui m'entend me rend mon héritage , Valence est à vos pieds : je ne puia davantage ; Et je ne réponds pqii^t....

Gel ! qu'est-ce que j^entends ?

De quelle bouche , hélas ! en quds lieux I dans quel temps ! Pour m'éclaircir un doute à tons deux si funeste ,

DE ZULIilE. 579

* Ramire , «ttendaû-ta qu'immolant tout le reste » ^Perfide à ma patrie y à mon père, à mon roi y

* Je n'eusse en ces climats d'antre mattre que toi ? Sur ces rochers déserta, hébs ! m'as-tn conduite *Pour tndner en Europe une esckiTe à ta suite ?

EAMimB.

* Je TOUS y mène en reine ; et mon penple à genoux f En imitant son roi, fléchira devant yoqs.

XULIMB.

Ton peuple » tes respects ! quel prix de ma tendresse ! Va , périssent les noms de reine , de princesse ! Le nom de ton épouse est le muI qui m'est d& ; Le seul qui me rendrait l'honneur que j*aî perdu ; Le seul que je Tonlais. Ah ! barhare que j*aime , Peux-tu me propose^ d'autre prix que toi-même ? .

Triste et soudain effet , où j'aurais dû penser »

Des malédictions qu'on vient de prononcer.

Loin de me rasanrer , tu gardes le silence ?

Est-ce confusion, repentir, innocence ?

Ramire, Atide , eh quoi ! vont détournez les yeux !

Vous , pour qni j'ai to«t bit , me.trompez-yous tous deux ?

Je te rends grâce , 6 ciel 1 dont la nain salntairo

Au-devant de mon crime a fait courir mon père ,

Un père que pour eux j'avais déshonoré ,

Et qui n'a pu hair ce cœur dénaturé.

Du devoir, il est vrai, la harrière est franchie, eta

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