SCÈNE V
RAMIRE, ATIDE. ^
ATXDB.
Ab ! prince 9 on tous attend :
n n'est plus de dangers , l'amour seul nous défend. Zulime est apaisée , et tant de défiance , De transports, de courroux , de desseins de yengeance,
* Tout cède à la douceur d'un repentir profond ;
* L'orage était soudain , le calme est aussi prompte J'ai juré d'épargner k sa douleur mortelle
Un objet malheureux qui s'immole pour elle : J'ai promis yotre amour , j'ai promis cette foi Que TOUS m'aviez donnée , et qui n'est plus pour moi :
* J'ai dit ce que j'ai dû pour adoucir sa ragé , Et son cceur éperdu s'en disait davantage. L'amour attendrissait ses esprits offensés ;
Elle a mêlé ses pleurs aux pleurs que j'ai versés.
Partez , votre deroir loin de moi tous appelle : Ce n'est qa*en me fuyant que je tous ctom fidèle. * Allez , de ma rivale auguste et cher époux, Dégager les sermens qa'Atide a frits pour tous.
HAMIILB.
Venez , il faut me snme.
ATIDB.
Ali ! courez vers Znlhne :
Portez à ses genoux tout l'amour qui m'anime ; Mais ne balancez pas , achevez à ses pieds De terminer mes jours déjà sacrifiés.
Le temps presse.
AAXIAB.
Oui f sans doute, et le ciel me délÎTre. Du malheur d'être ingrat , de celui de la suivre. Tout est changé.
ATIDB.
Seigneur !
BAMIBB.
Vous ne la craindrez plus*
ATIDB.
Que dites-vous ? Gardez de trahir vos vertus.
BAMIBB.
Si je trahis jamais l'honneur et la justice , pieu qui savez punir , qu' Atide me haïsse ! Venez ; à Bénassar mes mains vous vont livrer : En otage un moment il vous faut demeurer. J'irai trouver Zulime , oui , j'y cours, et j'espèro Assurer son repos et celui de son père , Mon bonheur et le vôtre , et partir votre époux.
ATIDB.
Hélas ! s'il était vrai ! je m'abandonne à vous.