‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 438 sur 446 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

ZÙLIME, SÉRAME.

Il me fuit , et le jour m'abaudotuie f

séftAMB.

Dans ce péril qui presse et qui vous environne , Suivez riieoreux conseil que Hâmire a donné ; Chassez de votre cœur ce trait empoisonné.

Croyez-moi , jetex-Toiu entre les hns d*im pèfe : A son onnr éperda m iSle est toojoiiri chère. • Cet amour malheureux dont il aor* pitié | N^égale point l'ardeur de la tendre amitié. Votre faiblesse enfin ^ de tm remords soiviey Loi rendrait à la fois et k gloire et la rie.

SOLIXB.

Je le sais , je Tarone » il avait mérité

Et plos d'obéissance, et moins de cmanté.

Je Tois tonte ma* faute et mon ignominie.

O ne sait point y hâas ! combien je suis pnnie.

^ Mon châtiment , Sérame , eM dans mes attëAtati :

* Je (îis dénaturée , et j*ai fait des ingrats !

Bamîre ingrat ! Ramire ! Au moment où mon âme

Eût pensé «(ne mes feux n'égalaient point sa flamme;

Quand ses yeux, d'un regard apaisant mes douleurs ,

Ont arrosé mes mains des trésors de ses pleurs,

D méditait , le lâdie , un complot si perfide !

n préparait ma mort , il adorait Atide !

Oubliez-moi , dit-il. Cœur fbrouche et sans foi ,

Mon coeur, malgré ton ordre, est enoor plein de toi !

Je ne t'oublirai point ; ma rÎTale adorée ,

Par mes mourantes mains dexant toi déchirée.

Fera yoir que du moins je n'oublirai jamais,

Infidèle Ramire , à quel point je t'aimais.

siaAMX.

Mais Atide en effet est-elle sa complice ? Ne la traitez-TOUS pas avec trop d'injustice ? Son cœur tranquille et simple , à tous plaire occupé , Vous Alt toujours ouTcrt , et n'a jamais trompé. Elle a de tos Soupçons souffert en paix l'outrage. Elle e^X prête â rester sur ce fatal rirage; Loin de Ramire même elle yeut demeurer.

ZULIXB.

Ah ! de Ramire ainsi se'peut-on séparer ? Cependant il m'échappe, et ma crainte redouble.

siRAMB.

Ah ! que je crains, madame , un plus funeste trouble ! Vous nourrissez ici d'impuissantes douleurs : Sans doute on vous attaque ; entendez ces clameurs, Ce bruit confus, affreux....

ZULTVB.

Je n*entends point Ramirev Peat-ètre on le ponnuit; peut-être qn'il expire ! Il &at mourir pour lui , puisqu'il Teut mon trépas. Allons.... Quoi ! Ton m'arrête ? Ah , barbares soldats ! Laissez-moi dans tos rangs me frayer un passage : Respectez ma douleur , respectez mon courage y Ou terminez des jours que je dois détester !

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