SCÈNE Y* • ZULIME, MOHADIR, SÉRAME» soldats
ZULIMB.
* MoBADn !... est-ce yons qui m'osez arrêter? Vous!...
MOHADIK.
Receyez , madame , un ordre salutaire D'un père encor sensible à trayers sa colère : n prend soin de yos jours , il épargne i yos yeux D'un combat effrayant le specUcle odieux.
ZULIMB.
On combat I mon amant s'arme contre mon père l
MOHADIB.
Cest le funeste fruit d'un amour téméraire.
ZULIMB.
Laissez-moi l'expier , s'il en est encor temps; Laissez-moi me jeter entre les combattans : Après tous mes forfaits que je prévienne un crime ! Je yais les séparer, ou tomber leur yicdme. Tu dédaignes -mes pleurs, et je yois tout mon sort : Je sub ta prisonnière, et mon amant est mort]
MOHADIB.
Il yit, et j'ayoûrai que son cœur magnanime
* Semblait justifier les fautes de Zulime.
* Madame , je l'ai vu , maître de son courroux ,
* Respecter votre père , en détourner ses coups.
* Je l'ai vu des siens même arrêter la vengeance , Et dédaigner le soin de sa propre défense. Enfin , pressé par nous , Ramire allait périr :
* Croiriez-votts quelle main vient de le secourir !
DE ZTJLIME. 589
Aride 9 Atîde même, an milieu du carnage , * D'un pas déterminé, d'un œil plein de courage» S'élançait dans la foule , étonnait les soldats : Sa voix et son audace ont arrêté leurs bras. Elle seule» en un mot, vient de sauyer Ramire : n la suit yers la riye : il marche , il se retire. Sauyé par elle seule, il combat à ses yeux. Et peut-être à nos mains ils échappent tons deux.
ZULIXX.
n yit : il doit le jour à d'autres qu'A moi-même ! , Sérame , une aotre main conserye ce que j'aime ! Et c'est Atide ! Ah Dieu ! M'importe , il yoît le jour ; Et du moins ma riyale a servi mon amour. Qu'elle est heureuse , 6 cielj Elle marche à sa suite : EUe ya partager son trépas ou sa fuite.
(IHohadirO
Je ne le puis soiiffrir : ya , cours les arrêter ,
Au pied de ce vaisseau qui devait nous porter.
Mohadir , prends encor pitié de ma faiblesse ;
Si jamais tu m'aimas , et si le péril presse ,
Cours aux pieds de mon père , et ne perds point de temps ;
Mesure tous tes soins k mes égaremens :
Réveille sa tendresse, autrefois prodiguée,
Que dans son oceur blessé mon crime a fatiguée :
Je ne veux que le voir , je ne veux que mourir.
XOHADia.
Je doute que son cœur puisse encor s'attendrir ; Je vous obéirai.
ZULZIIB.
Si ma douleur te touche, Fais retirer de moi cette troupe farouche. Épargne à mes douleurs leur aspect odieux; Qu'ils me gardent du moins sans offenser mes yeux.
MOHADIB.
Gardes, éloignez- vous.