‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 439 sur 446 · SCÈNE Y* • ZULIME, MOHADIR, SÉRAME» soldats · texte numérisé non relu

SCÈNE Y* • ZULIME, MOHADIR, SÉRAME» soldats

ZULIMB.

* MoBADn !... est-ce yons qui m'osez arrêter? Vous!...

MOHADIK.

Receyez , madame , un ordre salutaire D'un père encor sensible à trayers sa colère : n prend soin de yos jours , il épargne i yos yeux D'un combat effrayant le specUcle odieux.

ZULIMB.

On combat I mon amant s'arme contre mon père l

MOHADIB.

Cest le funeste fruit d'un amour téméraire.

ZULIMB.

Laissez-moi l'expier , s'il en est encor temps; Laissez-moi me jeter entre les combattans : Après tous mes forfaits que je prévienne un crime ! Je yais les séparer, ou tomber leur yicdme. Tu dédaignes -mes pleurs, et je yois tout mon sort : Je sub ta prisonnière, et mon amant est mort]

MOHADIB.

Il yit, et j'ayoûrai que son cœur magnanime

* Semblait justifier les fautes de Zulime.

* Madame , je l'ai vu , maître de son courroux ,

* Respecter votre père , en détourner ses coups.

* Je l'ai vu des siens même arrêter la vengeance , Et dédaigner le soin de sa propre défense. Enfin , pressé par nous , Ramire allait périr :

* Croiriez-votts quelle main vient de le secourir !

DE ZTJLIME. 589

Aride 9 Atîde même, an milieu du carnage , * D'un pas déterminé, d'un œil plein de courage» S'élançait dans la foule , étonnait les soldats : Sa voix et son audace ont arrêté leurs bras. Elle seule» en un mot, vient de sauyer Ramire : n la suit yers la riye : il marche , il se retire. Sauyé par elle seule, il combat à ses yeux. Et peut-être à nos mains ils échappent tons deux.

ZULIXX.

n yit : il doit le jour à d'autres qu'A moi-même ! , Sérame , une aotre main conserye ce que j'aime ! Et c'est Atide ! Ah Dieu ! M'importe , il yoît le jour ; Et du moins ma riyale a servi mon amour. Qu'elle est heureuse , 6 cielj Elle marche à sa suite : EUe ya partager son trépas ou sa fuite.

(IHohadirO

Je ne le puis soiiffrir : ya , cours les arrêter ,

Au pied de ce vaisseau qui devait nous porter.

Mohadir , prends encor pitié de ma faiblesse ;

Si jamais tu m'aimas , et si le péril presse ,

Cours aux pieds de mon père , et ne perds point de temps ;

Mesure tous tes soins k mes égaremens :

Réveille sa tendresse, autrefois prodiguée,

Que dans son oceur blessé mon crime a fatiguée :

Je ne veux que le voir , je ne veux que mourir.

XOHADia.

Je doute que son cœur puisse encor s'attendrir ; Je vous obéirai.

ZULZIIB.

Si ma douleur te touche, Fais retirer de moi cette troupe farouche. Épargne à mes douleurs leur aspect odieux; Qu'ils me gardent du moins sans offenser mes yeux.

MOHADIB.

Gardes, éloignez- vous.

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