‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 47 sur 446 · SCENE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIÈRE

LB si&B DB GOUCY, ADELAÏDE.'

COUCT.

LliGNB sang de Gue^lin , tous qu'on Toit aujourd'hui Le charme des Français dont il ëuiit Vappui, Souffrez qu'en arrivant dans ce séjour d'alarmes, Je dérobe un moment au tumulte des armes : Écoutez-moi. Voyez d*un œil mieux éclairci, Les desseins y la conduite et le cœur de Coucy; Et que votre vertu cesse de méconnaître L'âme d'un vrai soldat, digne de vous peut-êtte.

▲ DBLAÎDB.

lésais quel est Coucy; sa noble intégrité

Sur ses lèvres toujours plaça la vérité.

Quoi que vous m'annonciez, je vous croirai sans peine.

COUCT.

Sachez que si ma foi dans Lille me ramène ,

THS&TAS. TOXX II. [^

5o ADELAÏDE DU GUESCLIW,

Si , du duc de YendÔBie embrassant le parti.

Mon zèle en sa hvûut ne s'est pas démenti,

Je n'approuvai jamais la fatale alliance

Qui l'unit aux Anglais et Fenlève à la France;

Mais dans ces temps af&eux de discorde et d*horreiir,

Je n ai d*autre parti que celui de mon cœur.

Non que pour ce héros mon âme prévenue

Prétende à ses défiiuts fermer toujours ma vue ;

Je ne m'aveugle pas ; je vois avec douleur

De ses emportemens Tindiscrète chaleur :

Je vois que de ses sens Timpétueuse ivresse

L'abandonne aux excès d'une ardente jeunesse;

Et ce torrent fougueux, que j'arrête avec soin ,

Trop souvent me l'arrache, et l'emporte trop loin.

Il est né violent, non moins que magnanime;

Tendre, mais emporté, mais capable d'un crime.

Du sang qui le forma je connais les ardeurs |

Toutes les passions sont en lui des fureurs :

Mais il a des vertus qui rachètent ses vices.

Eh! qui saurait, tauidame, où placet* ses services,

S'il ne nous fallait suivre et ne chérir jamais

Que des cœurs sans fiûUesse) «t des princes pat£iits f

Tout mon sang est à Itii; maïs enfin cette ëpée

Dans celui des Francis à re^fret s'est trempée;

Ce fils de Charleft six....

AOBIiaÎBBk

Osec le nottimer roi; Il l'est, il le mérite.

cotxir, n se ïeit pas pour moi.

Je voudrais^ il est vrai , loi porter mon hommage^ Tous mes vœux sont pour lui; mais l'amitié m'engage. Mon bras est à Yenddme, et ne peut aujourdliui

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