‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 53 sur 446 · ACTE 1, SCENE IH · texte numérisé non relu

ACTE 1, SCENE IH

De sesims plans de gloire eût terminé le eoors, Vous qui le chérissiez d'une amitié si tendre, Vous qui devez au moins des larmes à sa cendre, Au milieu des combats, et près de son tombeau, PoiuTiez«vous de l'hymen allumer le flambeau?

TBlinôlfS.

Ah ! je jure par tous, tous qui m*éles si chère, Par les doux noms d'amans , par le saint nom de frère, Que Nemours, après tous, fut toujours à mes yeux Le plus cher des morteb, et le plus précieux. Lorsqu'à mes ennemis sa valeur fut livrée, Ma tendresse en souffrit, sans en être altérée. Sa mort m'accablerait des plus horribles coups ; Et pour m'en consoler, mon cœur n'aurait que voua- Mais on croit trop ici l'aveugle renommée. Son infidèle voix vous a mal informée : Si mon frère éuit mort, domei-vous que son roi. Pour m'apprendre sa perte, eût dépéché vers moi ? Ceux que le ciel forma d une race si pure. Au milieu de la guerre écoutant la nature. Et protecteurs des lois que l'honneur doit dicter. Même en se combattant, savent se respecter. A sa perte, en un mot, donnons moins de créance. Un bruit plus vraisemblable, et m'a£9ige, et m offense : On dit que vers ces lieux il a porté ses pas.

ADJS^AÎDS.

Seigneur, il est vivant ?

VBNDÔMB.

Je lui pardonne, hélas !

Qu'au parti de son roi son intérêt le range; Qu'il le défende ailleurs, et qu'ailleurs il le venge ; Qu'il triomphe pour lui, je le veux, j'y consens : Msûs se mêler Ici parmi les assiégeans ,

6o ADELi

Me chereher, m att

Le roi le veut j sans <

Se pourrait-il tju'uïl I Pour mieux servir Lui cpii devrait pliil Partager j augtneni

Lui?

C'est trop d'arn*' Malheureux par un Tout entier à vous Je ne veux voir que • ^ Qu*a E tendez- vous ?

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Seigneur, de vos h\< La mémoire à jamàL Mais c est trop prodi C'est mêler trop de j; Et cet honneur»...

Je dois..».

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6o ADELAÏDE DU CUESCLIN,

Me chercher, m'attaquer, moi, son ami, son frère.»..

▲ DBLAÏOB.

Le roi le veut, sans doute»

TBHDÔIIB.'

Ah! destin trop contraire!

Se pourrait-il qu'un frère, élevé dans mon sein, Pour mieux servir son roi, levât sur moi sa main ? Lui qui devrait plutât, témoin de cette fête. Partager, augmenter mon bonheur qui s'apprête.

ADBLAÎDB.

Lui?

. VBNDÔMB.

C'est trop d'amertume en des momens si doux. Malheureux par un frère , et fortuné par vous , Tout entier à vous seule, et bravant tant d'alarmes. Je ne veux voir que vous , mon hymen et vos charmes. Qu'aitendez-vous? donnez à mon cœur éperdu Ce cœur que j'idolâtre , et qui m*est si bien dÀ.

Seigneur, de vps bienfaits mon âme est pénétrée; La mémoire à jamais m'en est chère et sacrée; Mais c'est trop prodiguer vos augustes bontés. C'est mêler trop de gloire à mes calamités ; Et cet honneur....

VENDÔME

Comment! ô ciel ! qui vous arrête?

ADELAÏDE

Je dois....

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